Demeurer dans la joie #70

Bonjour à tous!

Je suis heureuse de vous retrouver dans ce premier article de l’année 2020. Mais où est-ce que j’étais donc passée durant tout ce temps ? Nulle part en réalité et en plus ce serait trop long et barbant de vous en dire plus.

Pour ceux qui me suivent sur Facebook, Instagram et peut-être Twitter, vous avez certainement compris que l’année 2019 a été relativement difficile pour moi sur plusieurs plans. Mais je me soigne. J’avais aussi envie de me mettre à distance du blogging et finalement de questionner mes pratiques et ma présence en ligne. Je ne suis pas quelqu’un qui fait des choses sans grande conviction. J’aurais pu publier uniquement pour garder le contact et avoir une présence, mais ça ne me ressemble pas vraiment. J’ai envie de me sentir libre de partager quand j’ai des choses à partager et non obéir à une éditorialisation couchée sur le papier. Bref, tout ceci pour dire que je suis heureuse de vous retrouver pour vous parler d’une question qui me touche particulièrement, à savoir la joie.

Qu’est-ce qui nous vole notre joie? C’est une question que je me suis souvent posée et que je me pose encore quand mon cœur se laisse envahir par la tristesse, et encore plus ces derniers mois. Il y’a de nombreuses raisons toutes aussi différentes les unes que les autres pour lesquelles nous manquons de nous réjouir. On se laisse souvent assaillir par les circonstances et on a l’impression qu’il n’y a plus d’espoir et cela se reflète sur nous physiquement et même dans notre façon de penser. Dans tous les actes que l’on pose, on peut se rendre compte que quelque chose en nous ne va pas tout à fait comme on voudrait. On peut même aller jusqu’à penser que c’est normal d’aller très mal à partir du moment où un aspect de notre vie ne s’ajuste pas comme on voudrait. On trouve alors des arguments pour justifier notre mauvaise humeur. C’est hélas la nature humaine j’ai envie de dire.

Cependant, cette attitude est dangereuse parce qu’elle nous empêche de nous déployer et finalement de simplement continuer à vivre parce qu’on focalise dessus. On n’arrive plus à rien faire en prétextant que tant que tel aspect ne s’ajuste pas, fournir des efforts pour autre chose ne compte pas parce que tous les éléments  de notre vie sont interdépendants les uns des autres.

Pour moi, il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide, de parler à des personnes avisées, de chercher conseil, car cela peut nous aider à régler ce qui ne va pas et qui nous vole notre joie. Mais par dessus-tout, il faut s’en remettre au Seigneur. En réalité, Lui Seul est capable de décanter des situations pour lesquelles on manque de visibilité. Il nous a donné les ressources et l’intelligence nécessaires pour faire face aux vicissitudes de la vie. Donc il ne faut pas complètement se laisser aller parce que le laisser-aller est un piège dangereux. Le fait justement de sentir que notre joie est en train d’être happée par les circonstances doit nous pousser à l’action. Le pire en effet c’est de savoir que quelque chose ne va pas et de ne pas essayer d’en sortir. Bien entendu, je ne fais pas allusion aux cas de dépression parce qu’il s’agit bien là d’une maladie et que malgré toute la volonté possible, on n’en sort pas tout seul.

Notre espérance est plus grande que toutes les difficultés du monde. Nous devons garder la foi et nous ne devons pas laisser les circonstances nous voler notre joie. Nous sommes capables et je dirais même appelés à surmonter des choses inimaginables parce que nous avons Dieu dans notre vie.

J’ai envie de  te dire, à toi qui est en train de lire ces quelques mots de ne pas donner trop d’ampleur à ce que tu traverses car le Seigneur Est bien plus Grand que n’importe quelles situations désastreuse dans ta vie. De plus, tu ne sais pas quels sont les combats que d’autres que toi mènent à travers le monde, et parfois au plus proche de toi que tu ne peux l’imaginer. Ouvre les yeux de ton cœur pour mieux voir. Nous connaissons tous les montagnes russes 🙂 dans nos parcours de vie, mais rien ne sert de se décourager continuellement. Ainsi, peut-on lire justement dans la première épître de Saint Pierre :

“Soyez sobres, veillez. Votre partie adverse, le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que c’est le même genre de souffrance que la communauté des frères, répandue dans le monde, supporte.” (1 Pierre 5, 8-9).

Tu vois, nous avons tous notre lot à porter. Alors je t’en prie, rassure-toi, regarde ton problème, souri lui et demande au Seigneur plutôt de t’enseigner à travers ce que tu traverses parce qu’au final des épreuves tu en as déjà eues et tu en auras encore plusieurs, et ça durera le temps d’une vie. Tu devrais te dire que tu vas t’employer avec la grâce de Dieu à ne plus laisser les circonstance te voler ta joie. Tu as le droit d’être heureux.se, alors arrache cette joie aux circonstances et célèbre le temps qu’il te reste encore sur terre. Arrêtes d’écouter cette petite voix mensongère au-dedans de toi qui te fait toujours voir les choses négativement.

Apprendre à apprécier ce qu’on a et à se contenter de peu est une grâce et un chemin de conversion et je vous laisse avec cette parole :

“Ce n’est pas mon dénuement qui m’inspire ces paroles; j’ai appris en effet à me suffire en toute occasion. Je sais me priver comme je sais être à l’aise. En tout temps et de toutes manières, je me suis initié à la satiété comme à la faim, à l’abondance comme au dénuement. Je puis tout en Celui qui me rend fort.” (Phillipiens 4, 11-13)

Que Dieu vous bénisse! La bise.

Grâce No.


Photo by Tyler Nix on Unsplash

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