Je suis l’enfant prodigue #1

Hi!

Tu ne l’as peut être pas encore lu, ce que d’ailleurs je t’exhorte à faire. Tu ne l’as peut être pas encore entendu ! Mais,  je crois fermement une chose, c’est que tu l’as déjà expérimentée au moins une fois dans ta vie. Puisque d’une certaine manière, nous sommes tous l’enfant prodigue (Luc 15:11-32), du moins en tant que chrétiens. Il en existe tellement de lectures différentes, chacun selon son expérience, son vécu, son histoire de vie, etc. Cependant, ce qui compte au final, c’est comment tu reçois cette parabole dans ton cœur et comment fait-elle échos à ta foi? À ce moment précis de ma vie, je crois réellement que c’est la première fois, depuis tant d’années de vie chrétienne, que cette parabole fait échos à mon cœur de façon particulière. Non pas parce que je ne m’étais jamais évertuée à comprendre à travers les divers enseignements que j’ai pu recevoir que j’étais cet enfant prodigue. Mais tout simplement parce que cette parabole ne faisait pas échos à mon cœur, en tout cas pas de cette manière. Mon intelligence l’acceptait évidemment, mais pas mon cœur. Comment est-ce que je m’identifie donc aujourd’hui à cet enfant prodigue décrit dans la Bible ? Peut-être qu’en vous expliquant ma vision actuelle de la chose, vous pouvez vous aussi vous identifier à lui.

Selon le dictionnaire Larousse le terme prodigue est un adjectif et un nom. Qui vient du latin prodigus. Il se définit comme le fait de dépenser sans mesure, de dépenser follement. Le terme  possède plusieurs synonymes, entres autres : dépensier, dilapidateur, dissipateur, gaspilleur, généreux. Vous voyez donc qu’il n’a rien de très reluisant. Pourquoi affirmer alors « Je suis l’enfant prodigue » ?

Qu’ai-je donc dépensé sans mesure pour croire que je suis moi aussi une enfant prodigue ?

Dieu est mon père

En tant que chrétienne, baptisée au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, j’ai reçu l’Esprit de Dieu par le baptême et je suis devenue enfant de Dieu ; « Moi je vous ai baptisés avec de l’eau, mais lui vous baptisera avec l’Esprit Saint. » (Marc 1 :8). Je reconnais donc son autorité et le reconnais comme mon Père. En devenant enfant de Dieu, il m’a donné de prendre part à l’héritage de son fils Jésus-Christ, mort sur la croix pour mes péchés. Je ne suis donc plus une brebis égarée, car il m’a fait cohéritière de son Royaume. J’ai donc en partage l’héritage du Christ Jésus. L’héritage ! Nous en sommes donc là. Quel est-il donc ? Par la grâce du baptême, j’ai reçu plusieurs dons ; de crainte, de piété filiale, de force, de conseil, d’intelligence, de science, de sagesse -,  dont découlent certains fruits ; la charité, la joie, la paix, la patience, la bénignité, la bonté, la longanimité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence, la chasteté.  Malheureusement, j’ai dilapidé tout ce qui m’avait été confié. Je m’explique ! C’est à travers mes mauvais choix, mes mauvaises actions, mes manques de foi, de pardon, de chasteté, d’abstinence, d’amour, etc., je pourrais décliner la liste à l’infini, que j’ai dilapidé mon héritage.

« En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel ; ceux qui vivent selon l’esprit, ce qui est spirituel. Car le désir de la chair, c’est la mort, tandis que le désir de l’esprit, c’est la vie et la paix, puisque le désir de la chair est inimitié contre Dieu : il ne se soumet pas à la loi de Dieu, il ne le peut même pas, et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. » (Romaines 8 : 5-8)

Une liberté qui mène à la mort

Je me suis donc comportée comme le fils prodigue décrit dans la parabole. J’ai reçu en partage mon héritage et je l’ai dilapidé. Mais comment ? Eh bien, l’orgueil m’a poussé à m’éloigner de mon Père, parce que je me sentais comblée et pensais que je n’avais plus besoin de demeurer auprès de Lui. J’ai donc pris tout cet amour dont j’étais comblée, et je suis allée à la découverte du monde, loin du regard de mon Père. C’est du moins ce que je pensais. L’Apôtre Paul écrit en effet « Tout m’est permis; mais tout n’est pas profitable. Tout m’est permis; mais tout n’édifie pas. » (1 Corinthiens 10:23). En choisissant de quitter la présence de mon Père, j’ai choisi de m’affranchir de son autorité, et ainsi revendiqué ma liberté. Ce à quoi IL n’a pas opposé de résistance et IL m’a laissé toute la latitude nécessaire pour exercer ma liberté. Je suis donc devenue libre de mes choix et des conséquences qu’ils induisaient. J’ai pris mon héritage, et je suis partie, pensant pouvoir en vivre indéfiniment sans le fructifier. Quelles étaient alors ces conséquences ? Celles qui étaient entraînées par le fait que je dilapide mon héritage. Qu’est-ce que cela implique ? Que je me suis retrouvée sans ressources comme l’enfant prodigue. Je manquais d’amour, de confiance en moi, de patience, d’humilité, d’empathie, etc. J’étais loin du regard de mon Père et j’en souffrais.

En échos à cette parabole, je dirais que je faisais partie à ce moment là de la grande famille des enfants de Dieu qui décide d’user de sa liberté de la mauvaise des manières, alors que le fils aîné, n’est autre que le chrétien qui choisis de demeurer dans la présence du Père et d’exercer sa liberté de façon à glorifier son Nom, malgré les nombreux combats qu’il lui arrive de mener dans son cheminement de foi.

Le salaire du péché c’est la mort

Oui, c’est bien cela. Le salaire du péché c’est la mort : « Car le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 :23). Nous voyons dans la parabole que lorsque le plus jeune a revendiqué sa liberté, il s’est retrouvé en grande difficulté dans le pays où il avait choisis de vivre après avoir dépensé toute sa part d’héritage. Commençant alors à sentir la privation, il s’est mis au service des habitants de ce pays. Il n’aurait certainement jamais imaginé se retrouver dans cette situation étant donné l’abondance dans laquelle il avait jusque-là vécue dans la maison de son Père. Mais, il s’est retrouvé à garder des cochons au point que n’ayant rien à manger, il aurait bien voulu se nourrir de leur nourriture. C’est ce qui arrive à la plupart des chrétiens que nous sommes. Nous pensons tromper Dieu en dilapidant tout ce qu’il a déposé en nous. Nous nous retrouvons ainsi dans les situations les plus improbables, à servir ce que j’appelle moi, d’autres dieux (meurtre, fornication, pornographie, masturbation, prostitution, pédophilie, colère, haine, jalousie, envie, avarice, gourmandise, paresse, pauvreté, orgueil, dépression, drogue et toutes autres formes d’addictions, etc.). En quittant la présence de Dieu, c’est malencontreusement tout ce à quoi on s’expose. Nous sommes réduis à un tel état de misère que nous en venons même à souhaiter d’avoir la possibilité de manger la nourriture destinée aux cochons. Sommes-nous alors semblables aux cochons ? Non, je ne crois pas. Enfin, cela est tout de même évident non ! Nous sommes justes des enfants qui ne prennent pas conscience de leur statut d’enfant aimé et en manque de repères parce qu’ayant quitté la présence de notre Père.

Puis, vient enfin le moment où l’enfant prodigue se remet en question. Il passe en revu tout ce qui l’a conduit sur ce chemin de pauvreté et de misère. Ce chemin qui lui a fait oublier son statut. Il se rend alors compte de l’énorme bêtise qu’il a commise en quittant la présence de son père. Il se dit alors qu’il préférerait vivre comme les employés de son père qui ont du pain en abondance plutôt que de continuer à dépérir là où il se trouve. Il se prépara donc pour retourner vers son père et lui demander pardon pour son attitude. Nous rendons-nous compte ? Les employés de son père ont du pain en abondance. À plus forte raison ses fils ! Si le père traite ainsi ses employés, comment pensez-vous alors qu’il traiterait ses propres fils ? Imaginez ce que Dieu serait capable de nous donner si nous demeurons auprès de lui. Nous n’aurons plus à envier ce que ces autres dieux donnent à leurs fils et filles. Quand je réalise cela je me dis, mon Dieu, nous avons tant reçu de Toi, mais nous n’en prenons pas conscience parce que notre nature humaine vient à nous dominer quelques fois, car nous avons quitté ta présence.

La mort à l’épreuve de l’Amour ♥

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Crédit photo. Google images

 

Dans la suite du texte, nous voyons que le fils prodigue après son introspection et après avoir médité sur les conséquences de ses choix se mit très vite en route vers la maison de son père. L’ayant aperçu, qui venait au loin, son père, prit de pitié s’est précipité pour l’accueillir. Alors, le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. » (Luc 15 :21). Le fils ayant pris conscience du mal qu’il avait fait, s’en est repentit et a demandé pardon à son père. Cependant, le père, tellement heureux et aimant ne s’y attarde même pas, et déclare : « Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez un veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé. » (Luc 15 : 22-24). Quel merveilleux acte d’amour est-ce là ! Nous rendons-nous compte ? Le père comprend tout de suite que son fils a réalisé le mal qu’il s’était fait à lui-même d’abord, et celui qu’il lui a fait endurer en s’éloignant de sa présence. Dans tout son amour, il comprend cela et ne lui demande même pas des comptes. Il est tellement heureux qu’il ordonne à toute sa maisonnée de festoyer pour le retour de son fils. Alors quand je lis cela et que je le reçois dans mon cœur, je me dis wahou ! Tu es tellement merveilleux Seigneur ! Nous sommes si limités, si égoïstes que nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point nous te faisons du mal lorsque nous quittons ta présence, et, nous nous faisons aussi du mal à nous-mêmes. N’est-il pas finalement plus agréable pour nous de jouir de notre héritage sous le regard de notre Père, plutôt que de s’en détourner ? Puisque, comme nous venons de le voir, si on s’en détourne, on prend également le risque de tout perdre et d’en arriver à servir d’autres dieux et ainsi en devenir malheureux. En clair, nous sombrons alors dans un état de péché sans précédent et nous nous en accommodons. C’est cette vie que la plupart des chrétiens choisissent pourtant de vivre, loin de la présence de leur Père.

Pour finir…

Vous l’aurez donc compris, il n y a pas de secret. C’est juste cela… Demeurer sous le regard de notre Père pour jouir de notre héritage. Personne n’a jamais menti en disant que cela était facile. Personnellement, je n’ai jamais entendu aucun serviteur de Dieu me faire miroiter une vie chrétienne « bisounours ».

« Car, ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissance, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes. » (Éphésiens 6 :12)

La vie chrétienne nous impose une certaine rigueur. Alors peu importe l’état dans lequel tu te trouves, peu importe la situation que tu es entrain de vivre aujourd’hui, peu importe la saison de ta vie dans laquelle tu penses être, il n’est jamais trop tard pour faire des petits pas et rebrousser chemin pour retrouver la maison de son Père. Je l’ai compris, je le vis chaque jour qui m’est donné parce que chaque jour qu’il m’est donné de vivre par la grâce est une occasion de me convertir dans des aspects de ma vie qui ont encore besoin d’être visité par la présence de Dieu. Et toi ? Où veux-tu aller ? Veux-tu continuer à servir d’autres dieux ? Veux-tu continuer à ériger des veaux d’or dans ta vie comme le peuple d’Israël au désert ? Sais-tu ce qu’il leur est arrivé lorsqu’ils ont érigé ce veau d’or ? Si ta réponse est Non, je t’invite à lire Exode 32.

Prie avec moi!

Seigneur tel que je suis, je viens à Toi.

Transforme mon cœur et ma vie.

Je veux te louer et t’adorer, demeurer dans ta présence tous les jours de ma vie.

Accorde-moi la grâce de te désirer davantage et de te laisser de l’espace afin que tu m’aides à devenir ce que je suis appelé à être selon ton plan.

Non pas ma volonté, mais la tienne.

Que par ton Saint-Esprit, je trouve la force de persévérer et que mes pensées soient toujours tournées vers Toi.

Par Jésus ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu. Amen !

Une passionnée de Dieu.


Image à la Une. Crédit photo. Internet Pixabay
Références bibliques. La Bible de Jérusalem, Cerf.

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