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Comment trouver le bon équilibre entre occupations matérielles et occupations spirituelles? #AI3

Hello!

J’espère que tu vas bien. Dernièrement, je discutais avec une amie sur Facebook. Suite à ce bref échange, je lui ai demandé si elle voulait bien partager sa réflexion sur l’équilibre de vie humaine et spirituelle sur le blog. Ce qu’elle a accepté et fait avec beaucoup d’amour. Je te laisse découvrir ses quelques mots.

Grâce-No


Dans notre époque actuelle, les pressions sont nombreuses et nous conduisent bien souvent à des comportements qui nous poussent à consommer davantage. Le consumérisme nous traque. Ainsi, trouver un bon équilibre entre le spirituel et le corporel nous pose souvent des dilemmes insipides.

En cette période de Carême, comme nombreux d’entre nous, je me suis posée des questions sur la manière dont nous menons notre vie entre occupations matérielles et occupations spirituelles : comment y trouver un bon équilibre ?
Il est vrai que notre vie quotidienne est assez mouvementée et rythmée par le travail, et nos différentes autres activités. Notre société entre dans une ère où s’occuper de son âme est loin d’être une préoccupation majeure. Vraisemblablement, la recherche du bonheur semble être conditionnée par nos conditions matérielles, qui nous poussent à la consommation. Mais en tant que chrétien, il est de notre devoir de saisir où la limite doit s’imposer afin de nous accorder un bon équilibre épanouissant entre la vie corporelle et la vie spirituelle.

En ce qui me concerne, pour répondre à cette interrogation, je me suis référée à Saint Ignace de Loyola. Certains d’entre vous le connaissent un peu, ou ont entendu parler de lui et de ses fameux exercices spirituels. Sa formule est de « trouver Dieu en toute chose ». Alors, l’exercice spirituel numéro 23 dit dans le PRINCIPE ET FONDEMENT : «L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu notre Seigneur, et par là, sauver son âme ; les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme, pour l’aider à poursuivre la fin pour laquelle il a été créé. Il s’ensuit que l’homme doit en user dans la mesure où elles lui sont une aide pour sa fin, et s’en dégager dans la mesure où elles lui sont un obstacle. Pour cela, il faut nous rendre indifférents à toutes les choses créées, en tout ce qui est permis à la liberté de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu; de telle manière que nous ne voulions pas, quant à nous, santé plus que maladie, richesse plus que pauvreté, honneur plus que déshonneur, vie longue plus que vie courte, et ainsi de tout le reste, mais que nous désirions et choisissions uniquement ce qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés.»
Je ne vais pas analyser toute la spiritualité ignacienne, et je suis loin d’être une experte en la matière. Mais je me suis appuyée en quelque sorte sur Saint Ignace dans ma réflexion. De ce fait, je trouve que chercher Dieu en toute chose est une évidence, mais l’appliquer dans notre vie n’est pas toujours facile. Par contre, notre occupation spirituelle et nos vertus chrétiennes nous entraînent dans cet élan.

Prenons l’exemple du domaine du travail. Nécessairement, notre vie active est parfois plus prenante qu’une forme de vie contemplative. Alors, il s’agit donc ici de notre manière de faire, et notre état d’esprit dans l’accomplissement de notre tâche qui importe. Donc, on peut trouver Dieu dans notre travail et nos relations avec nos collègues. Nos activités pourront devenir des prières selon l’état d’esprit dans lequel nous les réalisons. Tout ce qu’on offre et tout ce qu’on fait avec Dieu est prière. A cet effet, notre dévotion pourrait se définir à notre manière de trouver Dieu en toute chose. Alors, le travail devient une source de joie, de santé et surtout de vie puisque nous sommes les collaborateurs de Dieu dans la nouvelle création perpétuelle.
Notre relation avec Dieu le Créateur est ainsi soutenue par nos prières qui se transforment en actions. Oui, Dieu nous vient en aide et ne nous laisse pas agir seul parce qu’Il nous a déjà donné son Fils Jésus. Il nous appartient de savoir sentir sa présence dans nos choix de vie de tous les jours et de discerner comme il se doit. Nous essayons d’accorder nos choix matériels et nos limites grâce à l’aide de l’Esprit Saint. En effet, nous appartenons au monde et nous ne pouvons pas séparer notre vie corporelle si je peux m’exprimer ainsi de notre vie spirituelle. D’ailleurs, c’est dans ce monde qu’on accomplit la volonté de Dieu dans notre vie. De la sorte, les choses matérielles ne devraient pas être des adversités à notre vie spirituelle.

« Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait » (Romains 12:2)

Pour avoir un bon équilibre, je pense qu’il nous faut une rupture avec le système de consommation. Nous devons prendre du recul afin de savoir ce qui nous est réellement nécessaire. Comme Jésus, l’a fait en se retirant un moment pour mieux discerner la volonté de Dieu notre Père. Plus on est libéré de tous nos attachements et plus nous serons disponibles pour l’accomplissement de la volonté divine. C’est là que notre foi joue un rôle primordial et l’aide de Dieu est un atout indéniable. Alors le soutien de Jésus est un privilège pour notre développement tant physique, mental que spirituel. Pour cela, nous devrions nous en tenir à ce qui nous suffit.

« Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai. Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. » (Philippiens 4:11-12)

Certes, notre confiance en Dieu et à l’Espérance ne nous laisse pas orphelins dans nos batailles. Jésus est avec nous si on lui donne sa place, de sorte que nous ne sommes pas seuls dans notre quête spirituelle:

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jean3:16)

Aussi, essayons toujours de faire de notre mieux et ne considérons pas Dieu comme notre dernière solution, car Il est le premier recours et notre premier secours. Ce n’est pas seulement pendant le Carême que nous devons nous rapprocher du Créateur mais tout au long de notre vie. Trouver Dieu en toute chose n’est pas facile ; c’est un exercice quotidien qui nécessite liberté, disponibilité du cœur et appui sur l’Esprit Saint. Les occupations matérielles de notre condition humaine et autres préoccupations sociétales ne doivent pas êtres des obstacles à notre vie spirituelle parce que Jésus nous apaise et Il sait ce qu’il y a de mieux pour nous.

« Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. » (Matthieu 6:32,33-34)

Soyons persévérants et courageux dans notre prière afin de savoir distinguer ce qui est bien pour notre âme. Savoir se contenter de peu ne signifie pas se priver, mais soyons vigilants à utiliser ce qui est nécessaire pour le salut de notre âme et pour la plus grande Gloire de Dieu.

Soyez-bénis et bon courage à tout le monde!

Hoby A.


Image à la Une. Crédit photo. Pixabay
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Passionnée par Dieu et son Amour pour ses enfants, j’aime partager en toute humilité mes réflexions sur la foi catholique, et la théologie, au détour d’une retraite spirituelle ou une recollection. J’aime lire tout ce qui a trait à la spiritualité chrétienne.

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