La contraception, on en parle? #52

Hello mesdames!

Aujourd’hui, 26 septembre, c’est la journée mondiale de la contraception. Est-il besoin d’expliciter à quoi cela correspond? Pour les plus frileuses, nous dirons simplement qu’il s’agit de tous les moyens mis en œuvre par l’être humain pour empêcher qu’un rapport sexuel aboutisse à une grossesse. Je rajouterais même, tous les moyens non naturels, parce que c’est bien de ça dont il est question. J’avais envie d’en parler parce que c’est un sujet intemporel avec les derniers débats qui ont émergé dans l’espace public ces dernières années; le mariage pour tous, la Gestation Pour autrui (GPA), la Procréation Médicalement Assistée (PMA), la contraception pour les hommes, l’abandon de la pilule chez plusieurs femmes, l’écologie, la méfiance envers les médicaments, et les firmes pharmaceutiques et j’en passe. La contraception étant encore aujourd’hui une question essentiellement féminine, je me suis dit qu’en parler ce ne serait pas trop mal.

Nombreuses sont les femmes chrétiennes qui choisissent la contraception parce qu’elles estiment qu’on ne leur propose pas autre chose. Mais j’aimerais plutôt qu’on se pose la question de savoir pourquoi prendre la pilule? Est-ce vraiment en accord avec nos principes et nos valeurs? Est-ce en accord avec la Parole de Dieu? Mon discours ne vise pas à condamner, loin de là. La question de la contraception je l’ai réglée il y a bientôt quelques années et j’en suis heureuse. Du coup, je me dis que d’autres femmes se posent sûrement la question. Mais comme beaucoup d’entre nous, n’osons pas toujours poser des questions qui touchent directement à notre intimité. Il est peut-être temps qu’on brise les tabous, et qu’il y ait des espaces où l’on puisse en parler librement. Il y a quelques années, j’ai participé à une soirée d’aumônerie étudiante, où nous avions reçu un couple qui pratiquait la régulation naturelle des naissances. J’avoue que cet enseignement a été déterminant dans mes questionnements en rapport avec la contraception. Je remercie le Seigneur d’avoir permis cette rencontre sur mon parcours. Je souhaite que cet article te pousse aussi à te questionner davantage sur ta vie sexuelle parce que c’est finalement de cela dont il est question.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) précise que la contraception désigne; « l’utilisation d’agents, de dispositifs, les méthodes et procédures visant à réduire la probabilité de conception ». Je trouve cette définition de l’OMS un peu barbare, pas toi? On a le sentiment qu’il s’agit d’un ennemi que nous devons combattre en mettant tout en œuvre pour y arriver quoi qu’il en coûte. Pour cela, il existe différentes armes, la pilule, le stérilet, l’implant, les spermicides, etc. Tu vois, il y a de quoi faire pour choisir la meilleure arme de guerre, et c’est bien là le problème.

La fécondité mise à mal

La contraception est un problème parce qu’elle menace directement la vie, et met à mal notre fécondité. En adoptant les différents moyens de contraception qu’on nous propose, on choisit de combattre notre féminité. Avec le débat sur la contraception pour les hommes, pourquoi certaines femmes se réjouissent à l’idée que les hommes puissent avoir leur pilule contraceptive? Tout simplement parce qu’elles nient la souffrance que la contraception engendre pour elles. Finalement, elles sont heureuses de pouvoir enfin la partager avec les hommes. Tu vois, nous sommes dans un cercle vicieux perpétuel. Si la contraception engendre autant de souffrance pour les femmes, pourquoi ne pas laisser tomber? Loin de toutes considérations religieuses, je pense que c’est une question que toutes les femmes devraient se poser. Pourquoi adopter un moyen de contraception? Quel est le but derrière cela?

Il y a des choses que nous devons comprendre par rapport à la contraception et qui peuvent aider à creuser la réflexion: elle nous dit que nous devons toujours être disponibles sexuellement; elle nous dit que nous n’avons pas besoin d’écouter notre corps, car nous pouvons le contraindre à faire ce que nous voulons quand nous voulons; elle nous dit que notre désir de fécondité doit être combattue au nom d’un prétendu plaisir. Mais surtout, elle ne nous dit pas qu’en faisant cela, nous nous combattons nous-mêmes dans notre nature profonde. Je ne dis pas cela pour condamner, ni blâmer celles qui sont encore tenues captives par un système de  pensée qui laisse croire que notre vie est vouée à la quête permanente du plaisir sexuel. Qu’on le veuille ou non, c’est d’abord cela qui se trouve en arrière-plan de toutes les méthodes contraceptives, au-delà du fait qu’on prétend ainsi lutter contre les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), les grossesses « indésirées », et j’en passe.

Et l’Église dans tout ça!

Pourquoi est-ce qu’on ne s’autorise pas à présenter l’abstinence dans la liste des moyens de contraception lorsqu’on se met en quête d’en trouver un qui nous convient? Cette question est très fondamentale parce que si l’abstinence n’est pas une option dans la liste, cela veut dire qu’en toute âme et conscience, on accepte de se rendre disponible continuellement. Surtout, on accepte de vivre la souffrance que l’on sait pourtant engendrée par la contraception. Pourquoi se plaindre que les hommes en soient exemptés? N’est-ce pas parce qu’on reconnaît l’absurdité de tout ceci?

L’Église évidemment a une position assez claire que certains feignent de ne pas comprendre. La Bible nous enseigne que notre corps est le Temple de l’Esprit-Saint. Dès lors, que faut-il en conclure, dans l’intimité de sa foi? On peut en conclure que notre corps est précieux et nous devons en prendre soin, tant physiquement, que spirituellement; un esprit « Saint » dans un « corps saint« . C’est un idéal qui paraît difficile à atteindre, et pourtant dans notre vie chrétienne, c’est notre mission principale, qui dure l’espace d’une vie. Nous devons certes nous préserver du péché, mais aussi prendre soin de notre corps physiquement, dans une dimension purement humaine. C’est tout simplement se considérer dans toute sa dimension, corps, âme et esprit. On peut ainsi se poser la question de savoir si la contraception est bonne pour nous. De plus, au regard de notre foi, devrions-nous adopter la contraception? Je ne vais pas répondre à ta place, parce que je souhaite justement que tu répondes à ces questions dans le secret de ton cœur.

L’Église quoi qu’on dise, n’est pas contre la contraception, elle est pour l’amour et la vie, et l’amour est fécond. La contraception quant à elle lutte justement contre l’amour et la vie. Comment peut-on se donner et se recevoir entièrement en tant que partenaires si en fait on ne se donne pas véritablement parce qu’on est sur ses gardes, parce qu’on est privé de liberté dans la guerre contre la fécondité.

Si deux personnes ne sont pas prêtes à se marier, elles ne sont donc pas prêtes à accueillir la vie. Donc elles sont potentiellement ouvertes à la contraception parce qu’elles se disent qu’elles peuvent vivre maritalement, sans avoir à s’encombrer d’enfants. C’est un hédonisme qui personnellement me fait peur. Notre société est entourée de stimuli sexuels, à la télévision dans les magazines, etc. Comment ne pas répondre favorablement à cet appel incessant au plaisir sexuel qui rendrait heureux, épanoui. C’est du moins ce qu’on nous vante. Et pour nous y aider, on nous propose différentes méthodes contraceptives, pourtant loin d’être fiables à 100%. Il suffit de regarder autour de soi pour voir les drames engendrés par la contraception (effets secondaires, grossesses précoces, grossesses indésirées, etc.).

Crédit photo. Internet Pixabay

Les relations sexuelles nous engagent

Avoir des relations sexuelles nous engage bien plus qu’on ne le croit, au-delà des considérations purement spirituelles. Il faut que nous soyiions conscientes qu’elles ouvrent naturellement à la vie. Le choix ne devrait-il pas plutôt se poser entre l’abstinence et l’engagement marital? Pourquoi devons-nous continuellement laisser les logiques du monde nous dicter notre conduite? Le véritable bonheur ne se trouverait-il pas plutôt dans une sexualité épanouie et féconde dans le lien indissoluble et sacramentel du mariage? Est-ce qu’en tant que femmes, nous n’aspirons pas à vivre avec un partenaire qui respecte nos saisons de disponibilités et d’indisponibilités? Pourquoi devrions-nous nous rendre disponibles en mettant en péril notre propre santé? Ce sont autant de questions que je pose, pour t’inviter à t’interroger à ton tour. Les femmes « chrétiennes » sont tellement nombreuses à être sous contraception, et ceci pour plusieurs raisons, certainement compréhensibles les unes et les autres: vie sexuelle active, lutte contre l’acné ou les règles douloureuses, etc. Parmi toutes ces raisons, es-tu convaincue qu’il n’existe pas d’alternative? Si tu ne l’es pas, c’est que tu as déjà commencé à t’interroger sur le bien fondé de la contraception, d’abord pour toi et ton bien être, mais surtout au regard de ta foi.

Rien n’est perdu…

L’Église propose en effet à ceux qui vivent en couple une méthode de régulation des naissances, basée sur l’observation du cycle de la femme (appelée « méthode naturelle de régulation »). Celle-ci est respectueuse de notre nature et épanouissante pour le couple. Elle a fait ses preuves, mais il faut s’informer, et surtout se former en couple pour l’appliquer, lorsqu’on a fait le choix d’abandonner les méthodes de contraception. La méthode de régulation des naissances proposée par l’Église invite le partenaire à s’intéresser, à connaître, et à respecter le rythme naturel de la femme et à s’auto-réguler lui-même, car non, les hommes ne sont pas des animaux, et encore moins des esclaves du plaisir sexuel comme on essaye de nous le faire croire.

Lorsque l’appel à vivre la pureté avant le mariage est devenu une évidence pour moi, j’ai longtemps hésité avant d’arrêter la pilule qui était en fait devenu un confort contre les règles douloureuses en partie. Un jour, je suis allée voir mon médecin gynécologue pour une visite de routine. Alors qu’il s’apprêtait à me prescrire une fois de plus la pilule, je l’ai arrêté de suite en ajoutant que ce qu’il m’avait prescrit il y a plusieurs mois je l’avais mis à la poubelle (enfin, plus précisément j’ai tout déposé en pharmacie, recyclage oblige). Il m’a demandé pourquoi. Je lui ai répondu que j’avais décidé d’arrêter parce que j’en avais marre (je ne savais pas comment lui expliquer mon cheminement intérieur et spirituel). Je me sentais mal dans ma peau, donc j’avais alterné durant plusieurs mois prise de pilule et périodes d’arrêts. Je me suis rendue compte que je préférais ressentir mon corps et l’écouter. J’ai rajouté ensuite que de toute façon ça ne me sert à rien parce que je suis célibataire, et qu’en plus, prendre la pilule n’était pas en accord avec mes principes car je suis chrétienne. Tu sais ce qu’il a fait? Il m’a souhaité bon courage en disant que c’était rare de voir des chrétiens s’engager sur le chemin de la pureté. Honnêtement j’avais honte, parce que je me suis dit, quel témoignage rendons-nous au monde en tant que chrétiens si nous vivons continuellement en totale contradiction avec ce que nous prônons? Certes, aucun d’entre-nous n’est parfait, sinon nous n’aurions pas besoin du Christ, car nous sommes tous pécheurs. Mais dire non à la pilule, c’est aussi refuser de considérer que la vie n’est qu’un vulgaire objet à manipuler, et que la pratique sexuelle nous définit.

Je te rassure très chère, qu’il existe un homme bien à la prochaine intersection. Si c’est la peur de finir vieille fille alors que tu aspires à te marier et à fonder une famille qui te fait peur, et qui te pousse à te donner à chaque homme que tu crois être le bon, pour ne pas le perdre, tu dois davantage de confier au Seigneur afin qu’il te guide dans tes choix. , Je t’invite sincèrement à réfléchir à la contraception, que tu sois célibataire, en fréquentation, ou mariée. Il est toujours possible de s’ajuster. Le Seigneur nous aime et veut notre bien. C’est pour cela que nous sommes invités à vivre une conversion permanente dans notre marche Sa suite.

Sois-bénie et encouragée!

Grâce-No.


Image à la Une. Crédit photo. Unsplash
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Ma passion c’est de les aider à entrer dans leur leadership féminin pour devenir des femmes chrétiennes authentiques et avoir de l’impact dans leur environnement.

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