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Devenir vraiment femme #50

Hello!

J’espère que tu te portes bien. De mon côté tout va pour le mieux. J’avais à cœur de discuter une question qui me taraude un peu depuis quelques temps déjà. Il s’agit de nous, les femmes. As-tu déjà eu le sentiment qu’on te dictait la façon dont tu dois être, qu’on te décrivait le moule dans lequel tu dois entrer? As-tu déjà eu le sentiment que si tu n’entrais pas dans ce moule, et que si tu ne suivais pas à la lettre la méthode pour devenir une « vraie femme » tu n’étais bonne à rien? Je te rassure, tu n’es pas la seule. Nous sommes nombreuses dans ce cas, et très peu osent en parler, et se contentent de ravaler leur vision des choses, ce qu’elles sont au plus profond d’elles pour se conformer à ce qu’on leur dicte. Du coup, moi j’ai eu envie d’en parler suite à mes observations et en lisant sur la question.

Soyons franches!

Si comme moi, il t’arrive d’aller sur le Web, lire des articles, des histoires vécues par d’autres femmes, et écouter les conseils que certaines (à priori plus expérimentées donnent), alors tu as certainement remarqué que d’une part, il y a parmi toutes ces femmes, celles qui ne savent vraiment pas qui elles sont, ce qu’elles veulent, et qui semblent perdues. Et d’autre part, il y a celles qui se positionnent comme sachant exactement ce qu’il faudrait aux premières. Elles posent une sorte d’injonction à toutes les femmes pour devenir femme. Celle-là ce sont des « vraies femmes », qui savent EXACTEMENT ce qu’il faudrait aux premières. Dans le milieu chrétien c’est encore pire. Bon, j’avoue que j’exagère un peu! 🙂 Mais tu n’as aucune idée du nombre de fois que j’ai lu et entendu que la « vraie femme » c’est la femme de Proverbes 31. Si tu n’as pas encore lu, tu peux cliquer ICI.

Non pas que les conseils ne soient pas bons à prendre. J’en demande parfois, et j’en donne également à la demande. Mais un conseil n’est en aucun cas une conduite à tenir impérativement. Nous sommes toutes différentes, nous avons des aspirations différentes, des histoires de vie uniques et différentes. On ne peut pas faire de nous des clones, ça n’a aucun sens. Ce qui marche pour moi n’est certainement pas ce qui marcherait pour quelqu’un d’autre. Ce qui marche pour moi devrait à mon sens être une source de réflexion et de motivation pour cette autre personne afin qu’elle s’améliore en tenant compte de son histoire personnelle et de son cheminement, mais surtout de ses besoins et envies. Bien évidemment, il y a des grands standards non négociables, qui, peu importe notre degré d’unicité devraient être suivis par toutes celles qui veulent devenir ce que d’aucuns ont appelé de « vraies femmes ». Moi je dirais plutôt pour celles qui veulent vraiment devenir elles-mêmes dans une unité de corps, d’âme et d’esprit. Cette expression « vraie femme » me fait bien sourire jaune, parce que je me demande dans le fond ce qu’elle veut exprimer.

Je parle d’identité ici parce que c’est ce qui fait notre personne, notre être tout entier dans une unicité de corps, d’âme et d’esprit. Ce sont là de biens grands mots! Justement, c’est là tout le problème. On ne peut pas demander à des personnes d’être des femmes conscientes de leur identité, alors qu’on ne leur a pas appris à cultiver une unité de corps, d’âme et d’esprit pour avoir conscience d’elles-mêmes, avoir conscience que c’est un cheminement nécessaire pour devenir vraiment soi-même. Et, c’est un cheminement qui dure toute une vie, car je crois aussi que tout est une question d’équilibre de vie.

Chacune de nous est constamment en quête du sens de son existence. Mais, pour apporter des réponses à cette quête, chacun de nous, hommes ou femmes, sommes appelés à nous unifier en acceptant son corps, en portant une attention particulière à ses mécanismes psychologiques, et en ouvrant son esprit à une relation profonde, avec un plus grand et différent que lui, en la personne du Christ. C’est Dieu qui unit la personne. En dehors de lui, notre unification n’est pas possible. Le Christ révèle pleinement l’Homme à lui-même, ou plutôt la femme, dont il est question ici. Vouloir combler nos attentes par des moyens ne s’attachant qu’aux biens matériels ou aux souvenirs de nos souffrances passées, déplace nos attentes les plus profondes. C’est cela qui engendre tant de souffrances dans le cœur de la femme. Et, ne croyez pas que je n’ai jamais connu de difficultés, de souffrances, ou toutes ces autres choses auxquelles nous faisons face dans notre humanité. Mais la clé, c’est d’être constamment tourné vers le Christ. C’est notre combat quotidien en tant que femmes chrétiennes.

Notre essence prend sa source dans notre cœur

Chère femme, j’aimerais te dire que tu dois prendre conscience, et cela est vital, que ton cœur est un trésor qui regorge de nombreuses richesses, car il te dit qui est Dieu, et te révèle la pensée de Dieu. Nous avons trop souvent tendance à passer à côté de cela, tout simplement parce que nous n’en n’avons pas conscience. Nous laissons le monde nous dire qui nous sommes, plutôt que de laisser Dieu nous révéler à notre nature profonde. Lorsque j’ai pris conscience de ma valeur, de ma nature profonde j’ai dit au Seigneur que plus jamais le malin ne se jouerait de moi, et c’est mon fardeau quotidien, que je porte d’ailleurs avec fierté. Devenir vraiment soi-même c’est prendre le risque de se dévoiler, et ce qui est dévoilé est exposé à toutes sortes de choses toutes aussi saugrenues les unes que les autres. C’est pour cette raison qu’il est impératif de s’enraciner, je dirais même de se cacher sous le regard de Dieu, et non du regard de Dieu. Pour paraphraser le psalmiste, je t’invite à répéter cette phrase : Je désire habiter dans la maison Seigneur.

« Par-dessus tout, veille sur ton cœur, c’est de lui que jaillit la vie. » (Proverbes 4 ; 23)

Crédit photo. Internet Kaboompics

Lorsqu’on a dit tout cela, comment devenir alors une femme consciente de son identité, une femme qui s’éveille aux aspirations profondes de son cœur sous le regard bienveillant de Dieu? Je sens que tu es déjà en train de te dire que tu vas faire une grand découverte dans les lignes qui suivent. 🙂

Quand devient-on une femme ? Comment devient-on une femme ? Ce sont effectivement des questions difficiles auxquelles il faudrait répondre, et pour lesquelles de nombreuses cherchent pourtant des réponses. Dans un cheminement de vie, on se fixe parfois des repères. Dans ce cadre-là, on se dit qu’on deviendra véritablement une femme quand on aura ses premières règles, quand on aura le droit de porter du maquillage et des escarpins, lorsqu’on sera mariée (ah le mariage, l’obsession des femmes de notre temps quoi qu’il en coûte!) 🙁 , ou lorsqu’on aura obtenu son diplôme, ou encore lorsqu’on aura un emploi, ou même, lorsqu’on aura donné à son tour naissance comme nos mères avant nous.

Le fait qu’il n y ait pas de réponses toutes faites aux questions posées plus haut donne une importance considérable à tout ce que je viens d’énumérer dans les vies de certaines femmes. Étant en manque de repères dans leur processus de développement intégral et d’épanouissement, elles considèrent ces étapes sociales comme des étapes d’initiation dans la quête de leur identité. Ce qu’il en résulte généralement, ce sont des logiques de comparaisons, et de la jalousie. Je prends le cas du mariage, car comme je le disais, c’est devenue une obsession pour les femmes de notre temps. Leur identité, et leur statut est déterminé en fonction de cela. Elles considèrent qu’elles deviennent vraiment des femmes lorsqu’elles se font passer à bague au doigt. Du coup, celles qui ne sont pas mariées, et qui, en plus voient les années qui défilent sans prétendants sérieux à leurs portes prennent panique. C’est à ce moment qu’est mis en évidence leur inconfort et leur manque d’unicité dans leur identité.

Selon le Dictionnaire Larousse en ligne, l’épanouissement c’est l’action de s’épanouir, qui, dans sons sens littéraire veut dire faire ouvrir une fleur en déployant ses pétales. Ou bien, c’est encore donner à quelqu’un la plénitude de ses facultés, de le rendre heureux.

Les femmes sont en effet parfois livrées à elles-mêmes, à construire des repères, et à en chercher pour se frayer un chemin, face à l’absence d’accompagnement, de conseils, d’encadrement, de modèles dans leur cheminement vers l’expression pleine et authentique de leur féminité. Ce constat, je ne suis pas la seule à l’avoir fait. D’autres avant moi l’ont fait. C’est d’une telle tristesse de voir à quel point dans nos églises locales ou paroisses, les femmes sont en proie à des doutes. On dit communément qu’elles se « cherchent », empruntant un chemin, puis un autre, se trouvant désemparées car sur ce cheminement, on rencontre de nombreuses injonctions telles que : faire attention à son poids, s’habiller sexy, se maquiller, porter des escarpins, faire du sport, etc. Oui, il s’agit bien d’injonctions faites aujourd’hui aux femmes et qui rendent la vie impossible à vivre de sorte à s’épanouir pleinement et librement. D’autres encore se réfugient dans des mouvements féministes « exacerbées », essayant d’embrasser des luttes qui donnent du sens à leur vie. La vie sentimentale et affective quant à elle est chaotique. On répète toujours les mêmes erreurs en mettant ses standards au placard parce qu’on s’inscrit dans une logique de concurrence et de jalousie, mais surtout dans une logique mondaine où le mariage devient une fin en soi. Le mariage serait-il alors plus important que celui qui en est l’auteur!!!

Finalement, il y a tellement de choses, mais on reçoit très peu d’aide pour comprendre ce que signifie véritablement devenir femme et ce que cela implique. Notre identité semble se résumer à la connaissance des attentes de nos familles, de nos cultures, de nos amis, de nos églises envers-nous. Ces attentes se résument à nous imposer ce qu’on devrait faire pour devenir des femmes dignes de ce nom, des femmes que la société tolère et valide, des femmes que des hommes voudraient épouser tellement elles seraient parfaitement en accord avec les attentes imposées. Doit-on continuer à se conformer à un modèle de féminité? Je dis NON, et c’est d’autant plus urgent que le cœur de la femme est en souffrance. Si vous en voulez la preuve, je vais vous renvoyer aux différentes histoires que nous lisons sur le Web. D’ailleurs même, avant d’aller sur le Web, regardez un peu autour de vous. J’ai longtemps été cette jeune femme en quête de repères. Et, c’est en Christ que je me suis véritablement trouvée, non sans beaucoup de mal, mais je suis toujours en chemin. Je t’encourage donc, toi qui es en train de me lire, à ne pas te résigner, et à ne pas chercher à ressembler à X ou Y.

Devenir vraiment femme

Il ne s’agit pas pour moi de dire ce qu’on doit faire en tant que femmes, ce qu’on n’a pas su faire et qu’on aurait dû faire en tant que femmes. Ce qui est important, c’est de savoir ce que Dieu dit de nous, c’est ce que nous révèle sa pensée de la féminité. Il y a aujourd’hui de nombreux livres, très certainement. Je n’en sais rien, car je ne les ai pas tous lus, mais aussi des programmes en ligne ou pas, des méthodes de coaching et d’accompagnement qui visent à faire des femmes celles qu’elles devraient être en quelques étapes et ce qu’elles devraient faire. Loin de moi l’idée de vouloir critiquer ces méthodes, car j’ai moi-même entrepris de créer un programme visant à aider les femmes à s’ouvrir davantage à elles-mêmes et au monde qui les entoure, et à s’épanouir. Mais je ne leur dis en aucun cas ce qu’elles doivent faire ni être. Elles ont toujours le choix parmi toutes les propositions de cheminement qui sont faites. C’est un chemin intérieur qui est proposé, et non une injonction à faire et à être pour devenir.

Mais encore, il y a une richesse que nous n’exploitons pas assez, l’accompagnement spirituel. Nous ne nous entourons pas d’hommes et de femmes qui puissent nous influencer dans le bon sens. Les célibataires restent entre eux, les personnes mariées entre elles, les consacrés entre eux. Je grossis un peu les traits, mais ce sont des constats de mon observation dans nos églises. A quel moment les vies des uns sont-elles des témoignages pour les autres si elles ne se rencontrent jamais?

Nous sommes toutes tellement différentes et tellement uniques. J’aime les chats, 🙂 j’aime regarder des séries, et il m’arrive même de pleurer devant des histoires qui me rejoignent dans ma sensibilité. Mais, il y en a qui préfèrent regarder le foot, et crois-moi, j’en connais. D’autres en revanche aiment l’idée de devenir plus tard des femmes aux foyers, alors qu’il y en a qui rêvent de monter leur propre entreprise. Dans ce cas, crois-tu vraiment qu’il y ait un modèle idéal de femme que nous devrions toutes suivre ? Celles qui regardent le foot sont-elles moins des femmes pour cela? Crois-tu vraiment que celles qui font des choses différentes de toi soient moins femmes ? Quel serait alors le modèle idéal de la femme ? Comment devrait-elle être ? Qui devrait-elle être ? Serait-ce la femme de Proverbes 31 comme on nous le martèle?

Si tu fais partie de celles-là qui ont le sentiment de ne pas êtres à la hauteur, de ne pas êtres assez femmes, j’ai envie de te dire STOPPP!!! Ta mentalité à ce sujet doit changer. Et si tu as lu mon propos, tu es condamnée à arrêter de penser ainsi. Si tu penses être en échec dans la quête de ton identité parce que tu n’es pas comme ton amie, tu n’es pas assez comme ceci ou assez comme cela, tu dois te défaire de cette mentalité. Tu es unique et Dieu n’a pas créé deux exemplaires comme toi. Même les jumeaux sont uniques quoi qu’il n y paraisse. Alors je t’invite à t’épanouir dans ton unicité et laisse resplendir le cœur de Dieu à travers toi.

Sois-bénie!

Une passionnée.


Images à la Une. Crédit photo Internet Kaboompics.
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J’encourage les femmes à s’épanouir humainement et spirituellement. Je les invite à prendre soin d’elles à travers toutes les dimensions de leur personne.
Ma passion c’est de les aider à entrer dans leur leadership féminin pour devenir des femmes chrétiennes authentiques et avoir de l’impact dans leur environnement.

4 Replies to “Devenir vraiment femme #50”

  1. « Tu es unique et Dieu n’a pas créé deux exemplaires comme toi. Même les jumeaux sont uniques quoi qu’il n y paraisse. Alors je t’invite à t’épanouir dans ton unicité et laisse resplendir le cœur de Dieu à travers toi. »
    J’aime cette conclusion que tu fais, Grâce. J’ai une sœur jumelle et je confirme tes propos. Ma sœur et moi, sommes deux femmes uniques, différentes et exceptionnelles. Dieu a su montrer à chacune son unicité très tôt.

    1. Bonjour Aurore. Merci pour ton commentaire. Effectivement, nous sommes toutes uniques. Cela n’empêche pas d’avoir des modèles féminins. Mais même en s’évertuant à leur ressembler, nous resterons toujours uniques. Les jumeaux ont parfois du mal à se détacher et c’est une bonne chose pour ta sœur et toi d’avoir réalisé que vous étiez uniques chacune. Sois-bénie!

  2. MERCI pour cet article magnifique ! Les piqûres de rappel sont toujours bonnes à prendre 🙂 Si tu ne l’as pas déjà lu, je te conseille le livre « Coeur de Femme » que j’ai vraiment beaucoup aimé et qui est en plein dans la ligne éditoriale de ton article.

    1. Merci. Oui,je l’ai déjà lu. Il est vraiment bien. Je l’ai même acheté pour l’avoir et y revenir aussi souvent que possible. J’ai lu aussi celui des hommes « Indomptables » et j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence sur celui-ci.

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