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Pèlerinage diocésain de rentrée N-D de La Salette, Grenoble-Vienne #29

Hello ! 🙂

Encore un super dimanche passé en charmantes compagnies. Les rencontres, les fous-rires, la présence du Seigneur. C’est un super cocktail de bonheur et de joie. Le week-end du 24-25 septembre 2016 avait lieu le pèlerinage diocésain de la rentrée pour le diocèse Grenoble-Vienne en présence de notre évêque qu’on aime beaucoup, Monseigneur Guy de Kérimel. Faut croire que moi aussi je fais partie de son fan club. Je n’ai pas participé à l’ensemble du week-end, du coup je n’y suis allée que pour la journée du dimanche avec la grande messe d’envoi en mission. C’est aussi la journée durant laquelle sont données les grandes orientations de l’année pastorale.

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Il m’arrive de sourire mais il faut vraiment me motiver.

Présentation du week-end

Il y a des groupes différents venus de tout le diocèse qui y participent. Cependant, je ne peux te parler que le la Pastorale des jeunes (Isèreanybody ?). En général, il y a deux marches organisées pour rejoindre le sanctuaire. Une randonnée pour les  moyens marcheurs et une autre pour les bons marcheurs. Ce sont des randonnées spirituelles. Si tu me suis bien, je t’en ai déjà parlé un peu [ici]. Les deux groupes n’arrivent pas au même moment au sanctuaire. Je vais te passer tous les détails goûter, repas, louange en folie partout autour du sanctuaire.

De plus je n’y étais pas alors je te parle de ce qui se fait souvent dans le cadre de ce pèlerinage pour la Pastorale des jeunes. Le soir il y a une procession aux flambeaux avec une statue de la Vierge Marie. Ensuite une veillée, prière, etc., jusque très tard le soir pour ne pas dire jusqu’au matin. En parallèle des stations d’écoute et de confession durant tout le week-end. Le pèlerinage se termine par la grande célébration eucharistique et l’envoi en mission. En quelques points, le week-end se résume ainsi pour l’ensemble des groupes : eucharistie, marche, enseignement, accueil enfants + jeux, vêpres, spectacle pour enfants, veillée, procession mariale aux flambeaux, adoration, écoute, confession, procession du Saint sacrement, laudes, ateliers divers, démarche jubilaire et vénération de la relique de la Vierge aux larmes de Syracuse, enseignement de l’évêque, etc.

Une vue du sanctuaire N-D de la Salette.
Une vue du sanctuaire N-D de la Salette.

Ma journée le dimanche

Les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite, en raison d’un imprévu, j’ai malheureusement raté la catéchèse du matin, donnée par l’évêque sur le thème pastoral de l’année:

« N’ayez pas peur…  de témoigner, d’annoncer, d’aller aux périphéries.»

Très intéressant comme orientation pour le diocèse tu ne trouves pas? Nous avons plus que jamais besoin aujourd’hui de témoigner de l’Evangile du Christ dans notre société en proie à de nombreux maux. Quelques éléments de la catéchèse du matin ont été repris dans l’homélie en rapport avec les textes lus ce dimanche-là : Première lecture (Am 6, 1a.4-7), Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10, Deuxième lecture (1 Tm 6, 11-16), Evangile (Lc 16, 19-31).

Tu l’as certainement compris, je ne vais pas m’attarder sur comment j’ai employé mon temps passé au sanctuaire. Je vais plutôt mettre l’accent sur ce que j’ai personnellement reçu et que j’aimerais partager avec toi. 😉

Pour faire simple, j’ai regardé un film sur la Vierge aux larmes de Syracuse en Italie. Miracle qui s’est produit en 1953. Pour en savoir plus, je t’invite à googleliser. 🙂 . Sinon tu peux aussi aller voir ici www.madonnadellelacrime.it . Grand privilège cependant cette année, la présence du reliquaire de la Vierge aux larmes de Syracuse.

La Vierge aux larmes de Syracuse en bref !

Un couple, Angelo Iannuso et Antonia Giusto, avait placé au-dessus de son lit une représentation du cœur immaculé de Marie. La décoration s’est alors mise à pleurer du 29 août au 1er septembre 1953. Le couple en était évidemment stupéfait et le voisinage méfiant. Mais, le phénomène s’est reproduit plusieurs fois sous le regard incrédule de la foule composée de croyants et de non croyants. Certains furent d’ailleurs guéris par les quelques gouttes des larmes. Une expertise scientifique authentifia les gouttes  comme étant effectivement des larmes humaines et le phénomène a été filmé par une caméra. Ce film a d’ailleurs été projeté ce week-end au sanctuaire Notre-Dame de de La Salette par le recteur du sanctuaire Notre-Dame des larmes de Syracuse.

Le reliquaire de la Vierge aux larmes de Syracuse.
Le reliquaire de la Vierge aux larmes de Syracuse.

Pour en revenir au message que je veux partager…

Je t’ai donné les références précédemment. L’homélie de l’évêque s’accordait non seulement avec ceux-ci, mais également avec le thème pour l’orientation pastorale du diocèse pour cette nouvelle année.

Nous ne devons pas avoir peur en tant que chrétiens d’annoncer, de témoigner, de sortir de nous-mêmes en quittant le confort de notre maison, de notre canapé. La foi n’est pas quelque chose que l’on garde pour soi, mais elle est aussi action et rencontre. C’est pour cette raison que nous avons particulièrement été invités à aller à la rencontre de l’étranger. L’étranger ce n’est pas seulement celui qui est d’une autre nationalité, mais c’est un autre que nous, que nous ne connaissons pas véritablement. La connaissance que nous en avons est faite de préjugés, d’idées reçues, d’à priori et de non-dits. Personnellement, étant une expatriée, c’est une expérience que j’ai déjà faite plusieurs fois. Il m’a fallu du temps pour comprendre et accepter que c’est parfois par ignorance et par peur que certaines personnes agissent comme elles le font. D’autres fois ce n’était pas si simple, mais très douloureux. Lorsqu’on est amené à devoir toujours se justifier de ce qu’on est pour être accepté et considéré avec ses particularités et ses différences, c’est une épreuve psychologique surtout si on a en face une personne qui a déjà une idée toute faite de qui nous sommes sans nous connaître. Notre identité est remise en question parce qu’elle n’est pas conforme à ce qu’il y a dans l’esprit de l’autre qu’on rencontre sans véritablement le rencontrer. C’est pour cette raison qu’il est important de cultiver la rencontrer à l’image du Christ pour aller au-delà de nos acquis, parce que rencontrer c’est faire abstraction que tout ce que je viens d’énumérer et accepter de connaître la personne dans son unicité en tant que créature de Dieu et personne humaine.

L'évêque du Diocèse Grenoble-Vienne, Monseigneur Guy de Kérimel s'entretenant avec le pèlerins dans l'église.
L’évêque du Diocèse Grenoble-Vienne, Monseigneur Guy de Kérimel s’entretenant avec le pèlerins dans l’église.

Nous avons également été invités à nous détacher des discours politiques qui prennent parfois le dessus dans nos cœurs pour stigmatiser, juger et enfermer l’autre dans une case en fonction de laquelle on le regarde. D’où la peur de l’étranger du point de vue de l’origine géographique, la couleur de peau, la culture, etc. Mais le Christ nous invite à autre chose. Je dis souvent que le plan de Dieu est le meilleur et je le crois fermement. C’est tellement plus simple d’être soi, d’aimer les autres sans vouloir les changer, d’accepter leurs ulcères et les nôtres aussi au passage.

Lorsqu’on regarde les textes, on voit bien que le riche ne s’est pas soucié de Lazare qu’il voyait pourtant tous les jours parce qu’il était couvert d’ulcères. Il était riche, alors sa richesse lui suffisait. Elle avait pris toute la place de Dieu dans son cœur et cet homme était donc incapable d’aimer. Il ne s’imaginait pas approcher une personne si misérable. Comment pourrait-il s’en approcher? Qu’allait-on en dire? Et les regards de son entourage? Non, il n’en était pas question. Du haut de son piédestal, il se suffisait et n’avait pas besoin de rencontrer Lazare. Il se contentait de le croiser sans le voir. Pourtant, nous sommes tous si misérables et c’est la raison pour laquelle nous avons tant besoin de recevoir la miséricorde de Dieu sinon nous mourrons au péché. Nous sommes tous couverts d’ulcères, même si certains sont plus visibles que d’autres. Nous avons érigé en modèle nos ulcères et pointons du doigt ceux des autres. Nous lisons le monde en nous limitant à ce que nous avons reçu et refusons de voir qu’au-delà de nous il y a un autre sur lequel nous devrions avoir le même regard que le Christ sur nous.

Comment se termine ce texte ?

« Abraham répondit : ‘’S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’’ » (Lc 16:31)

De mon point de vue, c’est très intéressant parce qu’on se rend compte que même pour nous, chrétiens, nous ne sommes pas totalement convaincus que nos attitudes peuvent avoir des conséquences. Nous écoutons la Parole, les enseignements, prédications, etc., mais combien d’entre nous vont véritablement s’inscrire dans cette démarche pastorale qui consiste à sortir de nous-mêmes, à dépasser nos peurs et préjugés pour rencontrer l’autre ? Nous tenons tellement à la richesse de notre confort et à nos acquis. La richesse n’étant pas uniquement à considérer comme la possession de biens matériels. Nous pensons continuellement au regard des autres, au qu’en dira-t-on ? Etc. C’est d’une tristesse incroyable ! Je me prends souvent à me dire que même les personnes instruites et cultivées, qui plus est, chrétiennes se laissent encore prendre au piège des préjugés. Nous avons véritablement besoin d’inviter l’Esprit Saint dans notre canapé pour qu’il renouvelle notre intelligence et moi particulièrement.

Statue N-D de la Salette.
Statue N-D de la Salette.
Me concernant

Je ne suis pas quelqu’un de très accessible de prime abord. On me l’a souvent dit et cette attitude a d’ailleurs encore été mise en évidence durant cette journée. Non pas que je ne sois pas ouverte à la rencontre, mais disons plutôt que mon attitude parfois austère en dissuade plus d’uns. J’ai essayé de changer par mes propres forces. Mais lorsque nos motifs ne sont pas solides, on se fourvoie. C’est le Seigneur qui nous transforme lorsqu’on lâche prise et qu’on le laisse avoir prise. Par la grâce de Dieu j’ai appris à bâtir des amitiés solides, à m’ouvrir un peu plus à l’autre. Lorsqu’on me connaît véritablement, on se rend compte qu’en fait cette attitude austère que je ne contrôle pas nécessairement ne dit pas de moi ce que je suis.

Si toutes les personnes de mon entourage s’étaient limitées à cette image que je renvoie, je serai bien seule parce que personne ne voudrait m’approcher à cause de cet ulcère. Si j’avais moi-même continué à voir les ulcères des autres, je n’aurais jamais échangé avec des personnes d’horizons divers; asiatiques, malgaches, mexicains, allemands, tunisiens, marocains, français, etc. Pourtant Dieu seul sait à quel point il n’est pas toujours facile de sortir de sa zone de confort. Je considère que c’est une grâce d’être influencée par différentes cultures parce que cela me permet de prendre du recul dans mes relations interpersonnelles au quotidien, d’avoir une vision plus large. Personne aujourd’hui ne peut affirmer avec certitude appartenir à une culture authentique parce qu’il y a des interpénétrations culturelles à tous les niveaux avec la mondialisation des échanges.

Sur le départ...
Sur le départ…

La différence fait peur, l’inconnu fait peur…

Doit-on cependant continuer à entretenir cette peur lorsque le Christ nous invite à la rencontre? Il est d’ailleurs le premier à venir à notre rencontre malgré nos misères, nos ulcères. Il ne nous rejette pas, il nous regarde tels que nous sommes.

Ai-je des préjugés ? Dieu que oui ! Mais ce que j’aime c’est défaire certains d’entre eux. C’est d’une richesse incroyable que de s’ouvrir et apprendre.

Je nous exhorte donc à ne pas avoir peur de témoigner, d’annoncer, d’aller aux périphéries !

Rencontrer c’est aussi se découvrir parce que le Seigneur nous regarde à travers le regard de l’autre.

Sois-encouragé  et surtout bonne rentrée pastorale!

Une passionnée du Christ!


Références bibliques. https://www.aelf.org/ (Association Episcopale Litturgique pour les pays Francophones)
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