J’étais à Ars chez le saint curé #28

Hello !

En voilà un récit qui s’est fait attendre  😉

Depuis que je t’en parle…

Dimanche le 11 septembre 2016, j’ai passé une très belle journée à Ars-sur-Formans. Tu sais… Le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney. Ça te dit quelque chose n’est-ce pas ? Soit ! C’était un très beau dimanche ensoleillé avant la grande reprise en ce qui me concerne. J’ai pas mal de choses en berne et il fallait que je m’y remette sérieusement. Et puis nous sommes en septembre, comment y échapper ! J’aurais pu intituler cet article : Ma journée dans la ville du saint curé d’Ars. Mais j’ai fait un autre choix…

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Je pourrais effectivement passer le reste de ce récit à te raconter ma journée, mais je ne crois pas que cela soit très pertinent. Je le dis en considérant ce que j’y ai vécu et partagé même si c’est relatif. Cependant, te dire que j’ai visité ci, ou ça, ou que j’ai passé une partie de l’après-midi sur l’herbe pour profiter du calme et du soleil dans le sanctuaire, ou que j’ai fait des photos ou prié c’est intéressant, mais j’ai déjà tout dit tu vois. Si tu veux cependant en savoir plus sur l’histoire du saint curé, tu peux te rendre sur le site internet du sanctuaire de Ars [http://www.arsnet.org/]

Evidemment, comme c’était la première fois que j’y allais, il y avait une petite part de curiosité touristique. Mais, surtout il y avait aussi de la prière, notamment avec la superbe célébration eucharistique animée par les sœurs bénédictines du Sacré-Cœur. Et, c’est là que je veux en venir, à la messe. Je crois que c’est véritablement à ce moment que j’ai été visitée par le Seigneur et c’est ce qui m’inspire le message que j’ai envie de partager avec toi et que je retourne dans tous les sens depuis ce dimanche là.

Début de la journée : la messe à Ars

Lorsque je suis arrivée, après une pause commodités et quelques renseignements pris à l’accueil, la messe allait bientôt débuter, donc il ne fallait pas tarder. Timidement, l’église souterraine où elle avait lieu s’est remplie de fidèles. Pour te situer, j’aimerais te rappeler les textes qui ont été lus ce dimanche. Il s’agissait notamment de : (Ex 32, 7-11.13-14) pour la première lecture, Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19 pour le psaume, (1 Tm 1, 12-17) pour la seconde lecture, et enfin (Lc 15, 1-32) ou (Lc 15, 1-10) pour l’Evangile.

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Revoyons ensemble les textes du jour…

A y regarder de très près, ces différents textes ont tous un lien dans l’enseignement qu’ils nous transmettent…

Dans la première lecture il est question de la désobéissance du peuple d’Israël que Moïse a été chargé de conduire à la terre promise. Celui-ci se fabrique un veau d’or et se met à l’adorer. Déçu par l’attitude du peuple d’Israël, Yahvé va se mettre en colère et décider de l’exterminer à cause de sa désobéissance. Et là, on voit que quelque chose d’exceptionnel se passe. Moïse se fait l’intercesseur du peuple qu’il conduit en rappelant au Seigneur que c’est lui-même qui l’a fait sortir d’Egypte. Il lui rappelle la promesse faite à nos pères, Abraham, Isaac et Jacob de multiplier leur descendance. Pourquoi l’exterminer alors puisque l’extermination signifierait qu’il ne tient pas sa promesse ? Suite à l’intercession de Moïse, le Seigneur renoncera à exterminer son peuple. On voit à travers cet épisode que le Seigneur est fidèle à sa parole.

« N’est-il pas fidèle! »

Dans le psaume en revanche, on assiste à la prière du pécheur à son Dieu. Il invoque la miséricorde de celui-ci en laquelle il croit. Il croit que l’amour que le Seigneur lui porte est assez immense pour lui pardonner toutes ses fautes et lui redonner la vie parce qu’il était mort à son péché.

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense. » (Ps 50 (51), 3-4)

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Dans la deuxième lecture par contre, c’est l’Apôtre Paul qui nous parle d’avoir expérimenté la miséricorde du Seigneur. Il reconnaît son péché, admet à quel point il a été blasphémateur, persécuteur et violent. Cette reconnaissance de son péché est accompagnée d’une action de grâce car il lui a été fait miséricorde au point que le Seigneur lui a confié un puissant ministère de prédication, d’enseignement et d’évangélisation.

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Enfin, nous en arrivons à l’Evangile du jour que l’on pourrait subdiviser en 3 parties. D’abord, la parabole des brebis perdues, ensuite celle des 10 pièces, et enfin le récit de l’enfant prodigue qui a d’ailleurs déjà fait l’objet d’un article à lire ici [Je suis l’enfant prodigue].

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1ère partie : la parabole des brebis perdues

Les pharisiens et les scribes récriminaient contre Jésus parce qu’il se faisait proche des pécheurs. On peut ainsi en déduire qu’ils se croyaient eux-mêmes sans péchés. Il n’était donc pas concevable qu’ils soient au contact des pécheurs et Jésus non plus. Jésus, sachant ce qu’ils se disaient va alors leur raconter cette parabole (Lc 15:4-7). Nous voyons à quel point le Seigneur se soucie de nous pécheurs. Lorsqu’on s’éloigne de son regard, Il nous cherche et ne laisse pas tomber tant qu’il ne nous a pas retrouvés pour nous ramener dans sa maison. Il abandonne les 99 autres brebis dans le désert. Cela peut paraître austère, mais en fait non. Le désert est le lieu où résonne la Parole de Dieu, c’est là que nous sommes le plus en sécurité pour demeurer en Lui. Là, où notre cœur n’est pas happé par les choses de ce monde pour se substituer au Seigneur dans nos vies. De plus, ceux qui sont dans le désert n’ont plus besoin de conversion et c’est pour cette raison qu’il va les laisser là pour aller chercher la brebis perdue qui en a besoin.

« Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée ma brebis qui était perdue !’ C’est ainsi que je vous le dis : qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir. » (Lc 15;6-7)

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2ème partie : la parabole des 10 pièces

Dans cette parabole en revanche, c’est une femme qui est mise en scène. Cette femme a perdu une pièce d’argent. Qu’elle attitude va-t-elle avoir? Naturellement, elle va tout mettre en oeuvre pour retrouver cette pièce, et pourtant elle en a 9 autres qui ne sont pas perdues. Elle va allumer un lampe, balayer la maison, chercher, et encore chercher jusqu’à ce qu’elle retrouve sa pièce d’argent. On retrouve ici la même logique que le berger et ses brebis. Personnellement ces textes me rejoignent au plus profond de mon être car je suis convaincue qu’à une période donnée, dans mon parcours de foi, le Seigneur était véritablement entrain de me chercher et je me plaisais à jouer à cache-cache 🙂

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La question que je me pose aujourd’hui c’est de savoir pourquoi avons-nous si peur de l’appel du Seigneur? Son plan est le meilleur qui puisse être. Se reposer sur nos propres forces est d’avance voué à l’échec, alors pourquoi choisir de quitter la présence de Dieu? Pourquoi quitter son regard bienveillant, d’amour et de miséricorde? Comme le malin nous trompe! Il rode comme un lion rugissant cherchant qui dévorer. Il sait que dans la présence de Dieu, nous sommes dans notre appel, alors il fait tout pour nous en éloigner et nous fait miroiter des choses vaines auxquelles nous finissons par accorder de l’importance. Ces choses prennent alors la place de Dieu dans nos cœurs. Nous mourrons ainsi au péché car le salaire du péché c’est la mort.

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3ème partie : l’enfant prodigue

L’enfant prodigue! Cette parabole complète et reprend les deux premières. Je t’invite à lire l’article que j’ai déjà écrit à ce sujet [Je suis l’enfant prodigue]. Ce texte, je l’ai vécu, expérimenté. Quelle joie que d’être aimé de Dieu à ce point! Je ne sais pas si tu réalises. Ce ne sont que des mots certes, mais des mots qui expriment un vécu.

Cette année, nous avons régulièrement été invités à faire l’expérience de la miséricorde de Dieu. Je ne crois pas foncièrement au hasard. Donc pour moi, cette petite excursion à Ars a été une véritable bénédiction. Car comme tu le sais, il avait une grâce particulière le saint curé. Les pèlerins venaient de partout pour se faire confesser par lui. Je me suis alors dit, en quoi sa confession était-elle si spéciale? Je ne suis pas sûre d’avoir trouvé une réponse, mais je me laisse à penser qu’il accueillait sans jugement et surtout incarnait le visage du Christ dans la rencontre et le contact avec les fidèles. C’est peut être pour cette raison qu’on voyait en lui un confesseur selon le cœur de Dieu.

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Le saint curé tel qu’exposé dans l’église.

L’enfant prodigue incarne le chrétien qui dilapide tout son héritage d’enfant de Dieu et qui revient à la maison après son repentir!

Toutefois, c’est par pure grâce que nous sommes conduits à reconnaître notre péché et à demander pardon au Seigneur en toute humilité et dans la confiance.

Je te souhaite de faire cette expérience particulière de l’amour de Dieu. Aucun péché n’est trop grand que l’amour de Dieu ne puisse effacer.

Sois-encouragé et béni!

Une passionnée du Christ!

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L’entrée de la maison du saint curé pour la visite.

 

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L’Autel.

 

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Le cercueil dans lequel le saint curé était enterré.

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Références bibliques. La Bible de Jérusalem, Cerf.
Pour en savoir plus je t’invite à visiter le site internet du sanctuaire de Ars http://www.arsnet.org/ 
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