Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Le mariage n’est pas un refuge #27

Hello !

Je reviens avec un sujet qui me brûle dans tous les sens du terme 🙂

J’ai toujours pensé que (hommes et femmes) nous avions besoin d’être encadrés, enseignés en matière des relations affectives. Je ne suis pas un exemple car j’ai aussi ce que mon frère (au sens africain du terme 🙂  ) appelle si naturellement des erreurs de parcours de ce côté-là. J’adore cette expression! Elle résume le fait que notre vie est un chemin. Mais, il faut continuer à marcher, à améliorer son rythme et la qualité de ses pas. Donc je m’informe, je me forme parce que j’ai conscience d’en avoir besoin. C’est utile et nécessaire car personne ne détient la science infuse.

Dans le milieu chrétien, certains sujets sont assez tabous ou du moins créent un malaise qui ne dit pas son nom. Lorsqu’on aborde la question de l’amour au sens d’union entre un homme et une femme. On s’arrête à l’aspect uniquement spirituel et intellectuel de la chose, et on élude complètement le fait que cet amour s’exprime aussi dans le corps. Voilà pourquoi j’ai décidé de me former à la théologie du corps en achetant le livre qui regroupe les catéchèses de Jean-Paul II que je n’ai pas encore commencé à éplucher plus sérieusement au passage 😉

Mais enfin ! J’en ai marre d’entendre : les hommes chrétiens ne draguent pas. Nous sommes engagés dans les groupes, il y a des hommes et des femmes qui aspirent au mariage, mais personne ne fait aucun pas vers l’autre, cette fille m’intéresse mais je ne sais pas si je pourrais l’intéresser, les autres ont vraiment de la chance de se trouver,… J’ai entendu tellement de choses et je continue d’en entendre. J’avoue avoir moi-même dit des choses parfois pas très catho comme on dit.

Tu vois où on en arrive ? On pense que discuter avec une femme qui potentiellement pourrait nous intéresser ou avec un homme est un péché. Alors on se retient par toutes ses forces, on s’empêche de goûter à la beauté de la rencontre. Ce sont des raisonnements qui me mettent hors de moi aujourd’hui. La discussion n’engage pourtant à rien. Nous avons tous des amis avec qui nous discutons assez souvent. Puis, j’ai décidé de m’affranchir de cette vision des choses et de creuser pour aller plus loin, et ne plus avoir un regard empreint du poids de la religiosité.

Si l’amour commence par l’amitié, comment peut-on être l’ami de quelqu’un qu’on ne cherche même pas à connaître, à rencontrer ? On ne peut clairement pas se marier avec une personne avec qui on n’a pas au préalable cheminé pour bâtir sur du roc et non sur du sable. De même que les prêtres ont besoin de plusieurs années de formation, et les religieuses pareillement, de même les personnes qui aspirent au mariage ou au célibat ont besoin d’enseignement, de formation pour mieux vivre leur état de vie et mieux le comprendre et le connaître.

wedding-1442935_640
Crédit photo. Internet Pixabay

L’état de vie… Venons-en!

Chaque état de vie est porteur de fruits. Mais encore, faudrait-il accepter son état de vie pour qu’il soit fécond. Si on a l’impression qu’on est enfermé dans un état de vie, alors c’est tout simplement que ce n’était pas l’appel du Seigneur pour nous. Ce n’est pas si simple, je le sais. Il ne suffit pas d’être un prêtre, mais il faut être un bon prêtre, un prêtre selon le cœur de Dieu. Il ne suffit pas d’être religieuse, mais il faut être une religieuse habitée et transformée par l’amour du Christ. Il ne suffit pas d’être célibataire, encore faut-il pouvoir profiter pleinement de cet état de vie pour grandir et mûrir, pour partager, s’engager pleinement dans ce qu’on entreprend. Il ne suffit pas d’être marié, encore faut-il que ce mariage soit fécond et à l’image du Christ et son Eglise.

On ne peut pas passer son temps à comparer des états de vie et à vouloir s’enfermer dans un état de vie sous prétexte que c’est celui dans lequel on a l’impression de mieux servir le Seigneur au regard de la société. La Parole nous enseigne que le corps a plusieurs membres et que chacun a une fonction précise. Supposons qu’il n’y ait pas de couples. Aurions-nous des prêtres ou des religieuses ? Mais enfin ! Nous sommes toujours disposés à reconnaître la supériorité de l’intelligence de Dieu, mais nous refusons de lui faire confiance dans la façon dont il a établi l’ordre des choses. 🙁

Tout le monde n’est pas fait pour le mariage

Qu’on veuille se marier, est une bonne  chose, très bonne d’ailleurs et Gloire à Dieu pour ce désir. Mais qu’on le veuille parce qu’on considère le mariage comme un refuge, je dis STOP. Rien ne nous empêche de faire un pas en arrière et de se demander véritablement quel état de vie nous convient le mieux en se mettant à l’écoute du Seigneur. Le discernement prend du temps et je mentirais si je prétendais que je suis pleinement convaincue de vouloir me marier. Ce n’est qu’un avis personnel et cela n’engage que moi. Mais depuis quelques années, je pense effectivement que le mariage est une des vocations les plus difficiles qui soient. Oui, tu as bien lu, c’est une vocation. Difficile, parce qu’il ne s’agit pas seulement de nous. Mais il s’agit de l’autre, il s’agit de nos deux familles, de nos enfants, fruits de cet amour, et encore plus, il s’agit de mettre Dieu au centre de tout cela. Non seulement il y a une spiritualité personnelle, mais il y a aussi la spiritualité du couple, et de la famille. Tu te rends compte à quel point ce n’est pas évident ! Evidemment, tu diras certainement que j’ai une vision un peu trop idéalisée de la famille et du couple. Tu es libre de le penser. Moi j’assume complètement. Une vie sans Dieu est déjà morte, alors imagine un couple sans Dieu ? Bonjour la catastrophe !

De plus, je me dis que lier deux vies ce n’est quand même pas la chose la plus évidente à faire. Tout seul déjà on a du mal à accepter ses fragilités, on ne veut pas se laisser transformer par le Seigneur. Certaines personnes entrent dans le mariage avec des choses à régler avec elles-mêmes, des blessures, etc.,  et elles pensent que cette tâche incombe à leur futur conjoint qui lui-même connaît des luttes intérieures dans sa marche avec le Seigneur comme chacun de nous dans nos vies humaine et spirituelle. Alors on s’emploie à vouloir changer l’autre pour qu’il convienne à l’image qu’on s’en était faite, pour qu’il entre parfaitement dans le moule. Nous n’avons pas vocation à changer les autres. C’est le Seigneur qui nous transforme en profondeur et qui fait de nous des personnes capables de nous aimer et d’aimer les autres avec nos fragilités, avec leurs fragilités.

wedding-322034_640
Crédit photo. Internet Pixabay

Un espoir

La bonne nouvelle c’est que nous avons compris qu’il fallait valoriser l’union conjugale au même titre sinon plus que ce qui est fait pour les autres états de vie. J’ai toujours pensé que c’était incohérent de prier pour les vocations religieuses et sacerdotales en oubliant que ces vocations prennent vie dans l’union conjugale. Raisonnement simple : pas de fréquentations = pas de fiançailles = pas de mariage = pas d’enfants = pas de potentiels prêtres, religieuses.

Nous devons prier pour avoir de saints couples dans la communauté des croyants. Des couples féconds à l’image du Christ et son Eglise. Dernièrement, l’Eglise a envoyé des signaux forts avec la canonisation de Louis et Zélie Martin pour l’exemplarité de leur vie de couple, avec la sortie de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia (La joie de l’amour), et aussi la création d’un dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie.

Et les célibataires?

Ce sont les grands oubliés dans l’histoire, les plus stigmatisés, même lorsque cela relève d’un choix librement consenti et non subi parce qu’on n’arrive pas à faire une belle rencontre. Nous avons encore tellement à faire! Notre monde est en proie à un dérèglement total dans l’ordre des choses et c’est bien triste. Avoir des valeurs et des principes en tant que chrétien devient ringard. Certains d’entre nous ont même honte d’afficher clairement leur appartenance au Christ dans une société de plus en plus sécularisée.

Et moi…

Je vais m’arrêter là… C’était un petit coup de gueule parce que j’en ai vraiment marre qu’on considère le mariage comme un refuge par rapport à d’autres états de vie comme si la décision de se marier était la plus facile à prendre. Ce n’est pas un fourre-tout où doivent entrer tous ceux qui ne savent pas quoi faire de leur vie.

J’espère que ce message t’aidera à véritablement t’interroger sur ce qui fait battre ton cœur  et ce qui te semble être l’appel de Dieu pour un choix de vie spécifique en ce qui te concerne. On ne se marie pas avec l’intention de divorcer puisque c’est à la mode qu’on nous serve le divorce à toutes les sauces. On ne devient pas prêtre parce qu’on se dit qu’on pourra aller voir ailleurs quand bon nous semble, tout comme on ne choisit pas d’être religieuse ou célibataire pour le fun. Je ne condamne pas ceux qui à un moment donné ont renoncé à ces états de vie, car c’est bien plus compliqué qu’on ne le pense. Heureusement pour nous que la grâce du Seigneur et son amour sont inépuisables.

Sois-encouragé et béni au nom de Jésus !

Une passionnée du Christ.


Image à la Une. Crédit photo. Internet. Pixabay
Rendez-vous sur Hellocoton !

J’encourage les femmes à s’épanouir humainement et spirituellement. Je les invite à prendre soin d’elles à travers toutes les dimensions de leur personne.
Ma passion c’est de les aider à entrer dans leur leadership féminin pour devenir des femmes chrétiennes authentiques et avoir de l’impact dans leur environnement.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close
%d blogueurs aiment cette page :