Lâcher prise et laisser le Seigneur avoir prise #23

Hi!

Ce n’est pas facile, j’en conviens, de lâcher prise. Je suis certaine qu’on t’a déjà dit plusieurs fois de lâcher prise et de laisser le Seigneur s’occuper de toi. Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire 😂 mais c’est vraiment possible de s’engager sur ce chemin en toute confiance sans risquer d’être déçu. Wahou! Est-ce possible de ne jamais connaître la déception? C’est un peu fou n’est-ce pas? 😕

Parlons un peu de moi…

À vrai dire, j’ai sérieusement horreur de parler de moi. C’est toujours une telle épreuve et je crois que ça ne changera définitivement pas. Pour en venir au fait, je dirais que je suis une personne assez carrée, et j’emprunte ce qualificatif à certaines personnes 😉 . Je suis un peu maniaque du rangement et de la propreté sur les bords. Je suis obsédée par la perfection des choses et de ma propre personne. J’aime avoir le contrôle sur mon environnement et sur les événements. Lorsque quelque chose m’échappe, j’en deviens malade et ça impacte tout le reste. Enfin, tout ça c’était moi avant.

Je t’ai bien eu…

Je suis encore un peu maniaque, mais pour le reste, j’ai appris à lâcher prise parce que j’ai compris et appris que je ne pouvais pas tout contrôler. Cette personne que je viens de décrire ce n’est plus moi. Bien entendu, cela ne s’est pas fait en une nuit. Il a fallu beaucoup de temps, d’épreuves et de patience pour que le Seigneur me travaille comme j’aime le dire. Comment se fait-il que le Seigneur ait pu me travailler dans ma personnalité et mon caractère?

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Crédit photo. Internet.Pixabay

Ma vie de foi était aussi impactée!

Comme je l’ai dit, il suffisait qu’un seule chose ne roule pas comme je le souhaitais pour que tout le train déraille. Et crois-moi, je travaillais dure pour le faire dérailler en voulant tout contrôler. Le pire c’est que des fois j’en avais vraiment conscience, mais c’était plus fort que moi. Ma vie de foi aussi en a pâti. Je suis un peu une rebelle dans l’âme. Du coup, je n’ose même pas te décrire mes grands moments de solitude et de rébellion avec le Seigneur. Pour moi, il n’était pas normal qu’il ne fasse pas ce que je voulais, qu’il n’exauce pas mes prières,etc., alors que j’avais la foi comme on dit. Comment étais-ce possible que lui, qui est Dieu me laisse ainsi sans réponse pour qu’on me pointe du doigt en disant c’est elle la chrétienne qui crie tout le temps Dieu ceci, Dieu cela, et elle connaît autant de misère dans son quotidien. A quoi sert son Dieu? Wouha… Ce sont des paroles dont je me nourrissais. Mon Dieu comme j’étais en colère et rebelle. Quand je repense à cette version de moi, je ne peux que rendre grâce parce que je vois à quel point j’ai mûrie spirituellement et humainement. Dieu était un pourvoyeur, à mon service. Il devait obtempérer, exaucer mes prières, et moi je n’avais pas de comptes à lui rendre, un point c’est tout.

Mais le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes…

Et ses désirs pour nous ne sont pas toujours en accords avec nos propres désirs car guidés par la chaire qui nous trompe et nous fait convoiter les choses de ce monde bien plus que l’amour de Dieu. Nous avons été crée par lui et pour lui, c’est ce que je crois véritablement et je dirais que mon cœur ne repose tant qu’il n’est tourné vers lui.

« Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi. » Saint Augustin

Mais avant de comprendre cela et de l’accepter dans mon coeur, j’ai été brisée. Tellement brisée que j’en pleurais des nuits entières dans le silence de ma chambre. Mais ça, c’est un secret, alors ne le dis à personne. J’ai fait ma rencontre personnelle avec le Christ alors que j’étais encore adolescente. Tu sais, cette rencontre qui chamboule tout ton univers, ta vision des choses, ta façon de lire le monde. Alors, comme une amoureuse, parce que c’est vraiment ce que j’étais, une amoureuse du Christ, j’ai vécu des moments de pure folie, de pure euphorie dans ma foi naissante. Quand est alors venu le moment où il fallait choisir d’aimer le Christ, et non plus de se laisser porter par l’euphorie de la rencontre amoureuse, je dois dire que la transition n’a pas été facile. Je me suis rebellée. J’ai choisi d’aimer le monde plutôt que d’aimer le Christ. Nous étions toujours des amoureux, mais des amoureux qui se déchiraient. Et même si certaines circonstances semblent être la volonté de Dieu, nous avons, nous aussi une part de responsabilité dans les choix que nous faisons.  Nous choisissons une liberté qui conduit à la mort, car le salaire du péché c’est la mort, plutôt que de vivre dans la liberté des enfants de Dieu et de se laisser conduire par son Esprit.

J’ai donc crié à Dieu, je l’ai accusé de s’être éloigné de moi, je l’ai détesté et aimer en même temps, et de toutes mes forces. Ce fut une longue traversée du désert. Je me souviens et j’en rigole encore, que je me disais que le désert était nécessaire parce que Jésus avait lui-même passé 40 jours au désert avant le début de son ministère public. Était-ce donc un désert voulu par Dieu en ce qui me concerne? Je n’en suis pas convaincue.

Ce dont je me souviens en revanche, c’est d’en avoir voulu à Dieu, parce que notre relation avait pris un coup. Je me sentais seule, même étant entourée parce que mon âme avait soif de lui. Mais il fallait choisir de l’aimer davantage et d’apprendre à le connaître pour l’aimer encore plus. Il fallait lâcher prise et se laisser regarder avec amour, et se laisser transformer par l’amour et la miséricorde de Dieu.  J’ai déjà perdu des proches, vécu des situations difficiles. Mais je reste convaincue jusqu’à ce jour que rien ne m’a jamais aussi rendue malheureuse que cette sensation d’être coupée de Dieu. D’être loin de sa face. Même s’il n’est jamais bien loin 😇 . C’est une expérience que je ne souhaite à personne!

C’est là que j’ai commencé à comprendre que je ne pouvais rien contrôler, mais qu’il fallait me laisser porter par la grâce et l’amour. Oui, c’est bien cela, me laisser porter par la grâce et l’amour. Dans le fond, nous ne savons pas de quoi demain sera fait, ni même la prochaine heure, ni même l’instant qui suivra la lecture de ces quelques mots. À quoi servirait-il alors de rester camper sur ses positions au lieu de lâcher prise et d’obéir en se laissant porter dans l’amour et la confiance.

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Crédit photo. Internet. Pixabay

Notre désobéissance engendre le péché, et le péché engendre la mort.

La désobéissance dont il est question témoigne de notre désamour envers Dieu car lorsqu’on aime une personne, on la respecte, on lui est obéissant et soumis. Si on ne cultive pas la relation, on s’expose inévitablement à la mort. Je ne suis pas entrain de dire qu’on va s’arrêter de respirer, mais c’est tout comme. La mort physique peut cependant être une conséquence de cette désobéissance.

Aimer, c’est vouloir le bien de l’autre. Ce n’est pas juste à propos de nous, c’est à propos de l’autre. Alors imagine, ce Dieu qui s’est fait homme et qui a donné sa vie pour toi. Quelle autre preuve d’amour surpasse cella-là? Crois-tu alors qu’il te veuille du mal? Crois-tu alors que même si les circonstances te semblent insurmontables, il te regarde indifférent en se délectant de ta souffrance?

J’ai compris que lorsque tu demeures dans l’obéissance de sa parole, tes désirs sont dictés non plus par ta chaire, mais par l’Esprit de Dieu afin qu’ils soient en accords le plus possible avec son plan pour toi et pour que tu te laisses guider. Si tu as si souvent le sentiment de lutter c’est parce que tu ne demeures pas dans l’obéissance et que tu empruntes des chemins que le Seigneur n’avait pas prévus que tu empruntes. Ce je j’appelle des chemins tortueux. Tu as le choix, il ne t’oblige à rien. Mais si tu choisis la mort, au lieu de choisir la vie, tu lutteras encore et toujours, tu n’entreras jamais dans le plan de Dieu pour ta vie, tu ne connaîtras jamais où est-ce que tu es appelé à le servir, tu n’entreras jamais dans ta destinée, tu ne sauras jamais quelle est ta vocation. Tu auras toujours le sentiment que quelque chose ne va pas. Tu ne seras jamais unifié dans toute ta personne.

Crois-moi, si tu as le sentiment d’être entrain de passer à côté de quelque chose, ce n’est pas juste un sentiment. C’est que tu es véritablement entrain de passer à côté de quelque chose d’essentiel. J’en avais conscience. Et sais-tu ce que j’ai fait? J’ai crié à Dieu. J’ai remis en question toutes mes décisions, tout mon parcours de vie, y compris ce qui avait jusque là marché. Je me suis impliquée dans la relation. J’ai appris à lâcher prise et à faire confiance au Seigneur parce que je crois fermement que son plan pour moi est le meilleur que je ne puisse jamais imaginer. Ma mission consiste à demeurer dans l’obéissance de la parole pour que sa puissance et son amour se révèlent en moi parce que je suis le sel de la terre et la lumière du monde.

J’ai l’intime conviction que je suis appelée à faire de grandes choses, car je sais ce que le Seigneur a déposé en moi. Je suis bénie, je suis spéciale, je suis différente, car je sais que j’ai été appelée par mon nom. Je ne cherche plus à plaire et à convenir au monde. Celui à qui je veux être agréable c’est le Seigneur parce que je l’aime et je sais qu’il m’aime, alors nous travaillons ensemble à cultiver notre jardin, et moi, je lâche prise en le laissant nous conduire parce que sa vision surpasse la mienne et je sais qu’il ne veut que mon bien.

Sois-encouragé et béni!

Une passionnée du Christ.


Image à la Une. Crédit photo. Internet. Pixabay
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