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Le célibat ou l’injonction du couple #20

Hello !

C’est le sujet du siècle 😀 Non mais plus sérieusement c’est un sujet qui déchaîne très souvent les passions et pour lequel de nombreux chrétiens on du mal à s’accorder pour plusieurs raisons. Entre autres, l’éducation, le poids des traditions, l’orientation générale dans la société, et j’en passe. Nous avons alors tendance à tronquer nos principes en tant que chrétiens pour convenir au monde quand il s’agit des relations amoureuses.

L’amour et les relations quelles qu’elles soient je pourrais en parler des heures tellement ce sujet me passionne.  Non pas uniquement l’amour entre l’homme et la femme, mais l’amour en générale, dans tous nos rapports interpersonnels et dans notre relation à Dieu. Mais, il est clair que le titre que j’ai choisis de donner à cet article annonce déjà les couleurs. Je vais faire l’impasse sur tout le reste, et me concentrer sur les célibataires chrétiens auxquels personnes ne s’intéresse et qui sont voués à leur sort 🙁 . Je vais m’expliquer !

Célibataire, c’est quoi ?

Je suis allée voir dans le dictionnaire histoire de ne pas réinventer la langue. Un célibataire est donc une personne qui vit dans un état de célibat. Qu’est-ce-à-dire? Etre en état de célibat, c’est tout simplement être en âge de se marier sans être marié. Le célibataire est une personne qui n’est pas encore mariée ou qui ne se marie pas comme c’est le cas par exemple des religieuses, prêtres et religieux.

A quel âge se marie-t-on?

Pour ne pas entrer dans les détails inutiles, je dirais tout simplement qu’on se marie lorsqu’on est majeure, sachant que la majorité n’est pas fixée à 18 ans dans la plupart des pays. Les contextes socioculturels étant pluriels, on ne se marie pas nécessairement à 18 ans. Parfois on est plus jeune, et parfois il s’agit tout simplement de mariages forcés. De plus, des études ont prouvé qu’aujourd’hui, on se marie bien plus tard, c’est-à-dire vers 30 ans parce qu’on souhaite d’abord avoir une situation sociale stable et propice pour bâtir une famille, mais également parce que les contextes sociopolitiques et économiques ne sont pas toujours favorables. La notion de « tard » reste tout de même relative puisque nous n’avons pas tous le même rapport au temps. De plus, ma majorité ne suffit pas, car il faut aussi être mature. On peut être majeure et très immature  tout de même.

Crédit photo. Internet Pixabay
Crédit photo. Internet Pixabay

Qu’en-est-il alors du chrétien?

Je suis née et j’ai grandi dans un pays avec plusieurs cultures et d’autres codes J’ai été influencée et façonnée par plusieurs autres cultures et j’aime dire à ce propos que je suis une hybride culturelle. A l’heure de la mondialisation, aucune culture ne peut se vanter d’être authentique parce que le monde connaît une interpénétration culturelle considérable. Alors évidemment, la conception que j’ai du mariage émane aussi de ces nombreuses influences. Mais, en tant que chrétienne, j’ai nécessairement une vision empreinte des valeurs et codes de mon système de croyance.

Malheureusement, que l’on soit chrétien, ou d’une autre culture spirituelle, être célibataire est aujourd’hui considéré comme une malédiction. Non seulement parce qu’on nous bombarde à longueur de journées des images à connotations sexuelles, de couples, mariés ou non, du bonheur absolu d’avoir quelqu’un dans sa vie, etc., mais aussi parce qu’on fait clairement savoir à ceux qui demeurent célibataires qu’ils ont un problème. Il n’est donc pas normal selon la croyance populaire, qu’arrivé à un certain âge, surtout lorsqu’on est une femme, qu’on soit encore célibataire parce que d’après les propos que j’ai souvent l’occasion d’entendre, la femme a une date de péremption. Vous vous rendez compte à quel point elle est réduite à un objet, une machine à procréer? L’homme également lorsqu’il demeure célibataire, plusieurs soupçons pèsent sur lui j’en ai conscience.

Dès lors quand la femme a dépassé 25 ans, elle n’intéresserait plus personne. Pire encore, lorsqu’elle a dépassé 30 ans à cause de la ménopause qui approche à grands pas. Autre chose, lorsqu’elle cumule ces critères, et qu’en plus elle a eu le malheur de faire des études, son sort serait voué à l’échec parce que l’ego surdimensionné du mâle ne supporterait pas une femme qui est plus diplômée ou plus compétente que lui. Faire des études c’est bien, mais en faire trop, c’est trop. D’aucuns arguent d’ailleurs qu’elle aurait des problèmes de soumission en raison des connaissances accumulées. De quelle soumission parlons-nous au fait? Du point de vue de la Bible pour nous les chrétiens ou du point de vue de notre nature humaine? C’est cela qui me désole le plus, le fait de voir que, même dans le milieu chrétien, nous tenons des raisonnements qui ne témoignent aucunement de notre espérance. Nous faisons des calculs humains, tenons des raisonnements qui mettent les autres dans des cases, qui accolent des critères purement charnels pour déterminer leurs choix. Et pourtant nous affirmons à qui veut l’entendre que le temps de Dieu n’est pas celui des hommes. Ma question est donc la suivante:

Doit-on être en couple pour plaire au monde?

Il semblerait que oui. Ce que j’entends souvent c’est qu’il n’est pas normal qu’une femme d’un certain âge soit seule. Quelle normalité? Selon quels critères? Doit-on se jeter dans les bras du premier venu parce qu’on a peur d’être seul et qu’on veut à tout prix se défaire du statut de célibataire? Malheureusement, c’est le spectacle auquel on assiste de plus en plus. En veux-tu? En voilà… Les femmes se jettent dans des histoires tortueuses pour ne plus subir la pression familiale et sociétale. Certains hommes aussi en passant d’ailleurs. Et, cela n’a pour conséquences que de créer des foyers sans amour, qui plus tard seront conduits au divorce ou s’autodétruiront autrement, lorsqu’ils décident malgré tout de faire face en assumant leurs choix pour ne pas être la risée du monde.

Nous avons mis Dieu de côté, Lui, l’amour même, l’auteur de l’amour, et nous essayons de bâtir avec nos mains. Quelle maison peut tenir si elle a été bâtie sur le sable? Nous bâtissons, ensuite nous invitons Dieu à entrer dans notre maison, alors que nous devrions le consulter avant de bâtir. Nous nous empressons parce que nous sommes épiés de toutes parts. Est-ce la solution?

Personnellement je me suis surtout rendue compte que les chrétiens avaient besoin d’être enseignés sur les relations. Lorsque j’ai lu Amoris Leatitia (La joie de l’amour) l’exhortation apostolique du Pape François, je me suis dit qu’il y avait encore un espoir pour notre monde. Un espoir de bâtir de véritables foyers chrétiens où l’amour coule à flots. Vous imaginez le flot? Ce serait excellent! Cependant, cela ne s’improvise pas, mais se cultive au quotidien.

La famille est le premier stade de socialisation, la base de la société. C’est au sein de la famille que naît la société de demain. Alors j’ai peur lorsque je vois tout ce qui se passe actuellement, où l’on perturbe cette cellule de base comme c’est le cas avec la légalisation du mariage des personnes de même sexe pour ne citer que cet exemple. Les célibataires ont-ils alors raison d’être célibataires, notamment ceux qui font ce choix car il y en a qui le subissent?

Crédit photo.Internet Pixabay
Crédit photo.Internet Pixabay

Le mariage ne s’improvise pas

J’ai appris, à l’exemple de mes parents et bien d’autres couples que j’ai la grâce de côtoyer que le mariage ne s’improvise pas et qu’il se cultive. Peut-on récolter ce qu’on n’a pas semé? Soyons logiques tout de même! Ce que nous voulons c’est faire tout et n’importe quoi. Multiplier les conquêtes, et ensuite décider qu’il est temps de se marier parce que la société nous l’impose d’une façon ou d’une autre. Certains hommes se voient par exemple refuser des promotions parce qu’ils ne sont pas mariés. En effet, la vie de famille permet de développer certaines qualités que l’on retrouve chez la plupart des leaders. Nous avons peur de l’engagement, alors le temps des fréquentations saines et des fiançailles est révolu. Le mariage n’est plus qu’une obligation sociale et non un engagement pour toute une vie qui participe à l’oeuvre de création de Dieu car la trinité s’exprime dans l’union entre l’homme et la femme au centre de laquelle se trouve Dieu.

Mon message

Si tu es célibataire et chrétien, j’aimerais t’encourager à vivre pleinement cette saison de ta vie. Oui, tu as raison d’exiger le meilleur pour toi et ta future famille. Nombreux sont ceux qui scandent qu’il faut être en couple et pourtant ils sont loin d’être des exemples. Ton espérance est en Christ, et si telle est la volonté de Dieu que tu te maries et fondes une famille, tu dois avoir foi en sa promesse. Pourquoi se gêner d’avoir des standards en tant que chrétien? Pourquoi vouloir à tout prix se conformer au monde en répondant à ses injonctions? La culture moderne nous inculque que nous pouvons avoir tout ce que nous voulons en cliquant sur un bouton. C’est pour cette raison que les relations ressemblent de plus en plus à des applications Smartphones ou à des objets qu’on consomme et dont on se débarrasse quand on en a marre. On ne se projette plus, on ne bâtie plus, on a peur. J’ai même vu des personnes qui disaient être en couple mais qui ne partageaient rien ensemble si ce n’est leur couche.

J’aimerais que les chrétiens célibataires arrêtent d’avoir honte d’être célibataires parce que ce n’est pas une tare.

Si on met à profit cette saison pour se former, approfondir sa relation au Christ, bâtir de véritables amitiés, ou réussir sa vie relationnelle, alors on aura pleinement vécu son célibat. Et quand viendra la saison du mariage, pour ceux qui y aspirent, ils auront cultivé de nombreuses qualités pour vivre la prochaine saison.

Une chose encore, la période du célibat peut aussi être l’occasion de se poser véritablement pour se demander si finalement notre vocation ne serait-ce pas ailleurs que dans le mariage.

Pour finir, j’aimerais partager avec vous, ces quelques mots du livre de l’Ecclésiaste (Qo 3;1-8) qui sont plein de sens, parce que je sais que si je me contente de donner la référence, très peu iront voir dans leurs bibles pour approfondir la réflexion:

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. 

Un temps pour enfanter, et un temps pour mourir; un temps pour planter,  et un temps pour arracher le plant. 

Un temps pour tuer, et un temps pour guérir; un temps pour détruire,  et un temps pour bâtir.

Un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour gémir, et un temps pour danser.

Un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser; un temps pour embrasser, et un temps pour abstenir d’embrassements. 

Un temps pour chercher, et un temps pour perdre; un temps pour garder, et un temps pour jeter.

Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre; un temps pour se taire, et un temps pour parler.

Un temps pour aimer, et un temps pour haïr; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.

Soyez-encouragés et bénis dans le nom de Jésus!

Une passionnée du Christ.


Références bibliques. La Bible de Jérusalem, Cerf.
Image à la Une. Crédit photo. Internet Pixabay
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