Les langages de l’amour. Les actes qui disent « je t’aime ». Le besoin d’amour : Se sentir aimé ! #5

Ça y est, nous y sommes ! Voici déjà le deuxième article de notre série sur les langages de l’amour. Les actes qui disent «je t’aime» de Gary Chapman. Ce deuxième chapitre intitulé « Se sentir aimé ! » traite essentiellement de l’ambiguïté de ce terme et démontre que nous avons tous besoin d’amour.

«L’amour ! » C’est un mot incontournable dans la langue française. En effet, on l’utilise très souvent pour décrire plusieurs réalités. On dira par exemple qu’on aime le chocolat, qu’on aime son chat, qu’on aime les fleurs, etc. On en parle partout, dans les livres, dans les films, dans les chansons, etc. De nombreux systèmes philosophiques et théologiques également en parlent. En ce qui nous concerne, je parle bien entendu des chrétiens, tout est question d’amour, la foi en Dieu est une question d’amour. Pour ceux-là qui reconnaissent le Christ comme Seigneur et Sauveur, sa mort sur la croix représente l’acte d’amour ultime et suprême. C’est du moins de cette manière qu’en parlent les systèmes théologiques dont le fondement est le Christ.

Partant de toutes ces observations, les psychologues en auraient conclu que le fait de se sentir aimé est un besoin affectif fondamental pour l’homme. Ce n’est pas nous, chrétiens que nous sommes, qui allons les contredire puisque nous sommes assez d’accord avec cette conclusion. Toute notre vie de foi n’est qu’une question d’amour. Amour avec le divin, amour avec nos semblables, amour envers nous-mêmes. Cependant, face à l’ambiguïté du mot « amour » qui sert à nommer plusieurs réalités toutes aussi différentes les unes des autres comme nous l’avons dit précédemment, il convient de s’interroger sur quel genre d’amour nous est essentiel pour notre santé émotionnelle. C’est sur cette préoccupation, que je qualifierais de fondamentale que l’auteur souhaite attirer notre attention. Parce que c’est de notre santé qu’il est question.

Après avoir posé la question de l’amour essentiel à la santé émotionnelle, l’auteur reprend son analyse en se référent aux pédopsychiatres. Pour eux, les enfants ont certains besoins affectifs fondamentaux et ceux-ci doivent être satisfaits pour qu’ils deviennent des personnes émotionnellement stables.  Et parmi ces besoins, il y a évidement l’amour, l’affection (c’est-à-dire la certitude qu’il appartient à quelqu’un et qu’il est désiré). C’est semble-t-il, à cette condition qu’il sera un adulte responsable. Dans le cas contraire, il serait alors un handicapé sur le plan de l’affectivité et de la sociabilité.

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Crédit photo. Internet. Pixabay

Les pédopsychiatres sont bien d’accords à l’unanimité lorsqu’ils avancent de telles théories sur le développement des enfants. Mais alors, je me dis, pourquoi cette propension de l’être humain, d’expliquer le monde en voulant toujours s’auto-analyser en version miniature. Ce que j’essaye tout simplement de pointer du doigt c’est qu’on se soustrait assez vite à notre propre réalité en pointant du doigt celle des enfants. Il n’y a pas qu’eux qui ont besoin d’amour et d’attention. Oui, tout à fait ! Les adultes aussi en ont besoin, même s’ils ont parfois plus de mal à le reconnaître. Ainsi, pointer la réalité des enfants ne serait-il pas une fuite en avant par peur d’affronter sa propre réalité en tant qu’adulte ? Ne sommes-nous pas nous-mêmes des enfants ? Ne pouvons-nous pas dire que les pédopsychiatres en nommant la réalité des enfants, nomment aussi la réalité des adultes ?

Pour l’auteur, les enfants ont un réservoir émotionnel selon la métaphore utilisée par le Dr Ross Campbell et reprise ici par Gary Champan : « Dans chaque enfant se trouve ‘’un réservoir émotionnel’’ qui ne demande qu’à être rempli d’amour. Quand l’enfant se sent aimé, il se développe normalement, mais quand son réservoir d’amour est vide, il connaît par la suite des problèmes comportementaux. La plupart du temps, les écarts de conduite de l’enfant s’expliquent par son obsession à vouloir soutirer de l’affection d’un réservoir qui reste obstinément vide ». p.13. On comprend finalement comme le souligne l’auteur par la suite que le besoin affectif n’est pas propre à l’enfant, mais il nous suit dans l’âge adulte. Par exemple, le besoin de se sentir aimé de son conjoint est au centre des désirs conjugaux. Quelque chose en nous crierait le besoin d’être aimé de quelqu’un. Et, pour lui, le mariage répond par ailleurs au désir d’aimer intimement et d’être aimé. Il se justifie en paraphrasant Matthieu 19 :5.

«  Il répondit : ‘’N’avez-vous pas lu que le Créateur dès l’origine, les fit homme et femme, et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? » (Matthieu 19 :5)

 Malheureusement, ce n’est pas tout que de savoir tout cela. En effet, encore aujourd’hui, dans notre société, plusieurs couples connaissent l’échec de leur mariage. Il se pose ainsi la question de savoir si ce n’est pas en raison d’un réservoir émotionnel vide qu’ils en arrivent à l’implosion. La solution ne résiderait-elle finalement pas dans la possibilité de trouver un moyen de remplir le réservoir émotionnel de son conjoint ? La connaissance de l’état des réservoirs émotionnels de chacun serait-il la clé pour faire revivre un mariage en déclin ? C’est à travers tous ces questionnements, et sa longue expérience en tant que conseiller conjugal que l’auteur s’est convaincu qu’il était important dans un mariage de maintenir plein le réservoir émotionnel. Il a donc mis en place ce qu’il a appelé les 5 langages de l’amour. Pour Gary Chapman, la connaissance de ces 5 principaux langages d’amour et l’apprentissage de celui qui est familier à son conjoint peur affecter son comportement.

Quelque soit la qualité de votre mariage, qui peut encore être enrichi, ou si vous aspirez un jour à vous marier, vous gagnerez à prendre connaissance de ces différents langages d’amour. Ils pourront contribuer d’après l’auteur, à améliorer le climat émotionnel d’un bon mariage.

Avant d’aborder proprement dit ces 5 langages, l’auteur consacre un autre chapitre à l’expérience du coup de foudre. J’ai choisis de ne pas m’y arrêter, et donc de passer directement au premier langage de l’amour, à savoir, les paroles valorisantes.

À suivre dans un prochain article…

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Une passionnée de Dieu.


Image à la Une. Crédit photo. Internet Pixabay
Références bibliques. La Bible de Jérusalem, Cerf.
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